Vin : de moins en moins de consommateurs réguliers

Vin : de moins en moins de  consommateurs réguliers

La consommation régulière de vin des Français a encore baissé alors que la consommation occasionnelle augmente, selon la dernière étude diffusée à Bordeaux par le ministère de l'Agriculture. Les sodas et jus de fruit remplacent de plus en plus le vin sur les tables françaises au quotidien.

A l'occasion du salon Vinitech, FranceAgriMer a présenté la dernière étude quinquennale (2010) sur la consommation de vin en France. Elle révèle que les consommateurs réguliers -qui boivent presque tous les jours- sont en baisse et ne représentent plus que 17 % alors qu’ils étaient 21 % en 2005. Une baisse qui s’est faite au profit des consommateurs occasionnels de vin -buvant une à deux fois par semaine ou plus rarement- qui représentent désormais 45% des personnes  interrogées contre 41% en 2005.  

La part des non consommateurs est restée stable à 38 % en 2010. Parmi ceux se déclarant « non consommateur de vin », le quart en déguste pour les occasions exceptionnelles et le cinquième ne consomment que des vins effervescents. Les vrais abstinents pèsent 20 % et, parmi eux, 4 % déclarent une vraie aversion au vin.

L'étude de FranceAgriMer revient également sur la répartition par tranche d'âges des consommateurs et montre que l'accès à une consommation régulière de vin se fait de plus en plus tardivement. « Alors qu'il fallait atteindre l'âge de 20 ans en 1980 pour observer que 70% des individus d'une classe d'âge étaient des consommateurs réguliers ou occasionnels de vin, il faut désormais attendre 50 ans pour observer le même phénomène », a expliqué Caroline Blot, chef de l'unité culture et filières à FranceAgriMer.

Sodas et jus de fruit remplacent de plus en plus le vin

Les Français boivent en moyenne 57 litres de vin par an (chiffres 2010) et par habitant de plus de 15 ans, contre 160 litres en 1965. La baisse de la consommation régulière ces dernières années est liée, selon  FranceAgriMer, à «la crise qui pousse le gens à réduire la consommation de produits chers et aux discours incitant à plus de vigilance sur les produits dont la consommation excessive est jugée dangereuse».

On constate également une modification des habitudes de consommation : les sodas et jus de fruit remplacent de plus en plus le vin sur les tables au quotidien. Ainsi, en 1980, les boissons sans alcool, sans compter l'eau, n'étaient présentes que pour 5% des repas, tandis qu'il y avait du vin à table une fois sur deux. Trente ans plus tard, en 2010, des boissons non alcoolisées sont servies à l'occasion de 15% des repas et le vin seulement une fois sur quatre (24%). "L'alcool en général et le vin en particulier est désormais plus volontiers consommé les week-ends, dans un cadre festif ou convivial", a également expliqué Philippe Janvier, chargé d'étude chez FranceAgriMer.

L'enquête de terrain ayant servi de base à cette étude a été réalisée au printemps 2010 par l'Institut GFK-ISL auprès de 4004 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus. Pour plus de détails cliquez ICI

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Source FranceAgriMer

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Commentaires 1

Sylvie

Il faut plutôt sans réjouir, même si ça ne fait pas forcément l'affaire des vignerons... faites de la qualité, la quantité ça eut payé mais plus maintenant !

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