Vin : premières estimations à la hausse pour la récolte 2013

MB

Vin : premières estimations à la hausse pour la récolte 2013

D’après les prévisions établies par la SSP (Service de la Statistique et de la Prospective) au 1er juillet, la récolte 2013 devrait être de 13% supérieure à celle de 2012.

Dans ses prévisions du 1er juillet, le SSP a évalué que la récolte 2013 pourrait s’élever à 46,6 millions d’hectolitres. Après une récolte 2012 historiquement faible, toutes les catégories de vins devraient voir leur production progresser de 9 % pour les vins d’appellation et de 13 % pour les vins pour eaux-de-vie (Cognac et Armagnac inclus).  Si la part de la production constituée de vins en IGP est encore difficile à évaluer à ce stade, leur récolte potentielle est estimée en hausse de 13 %. Toutefois, le niveau réel de production de vins en IGP est susceptible de baisser. En revanche, le niveau des autres vins, constitués essentiellement des vins sans IG, devrait regagner 40 % par rapport à l’année passée.

Il est cependant important de noter que ces prévisions sont établies à un stade encore très précoce du développement de la vigne, les aléas climatiques et problèmes sanitaires pouvant encore survenir d’ici le début des vendanges. En 2012, ce sont d’ailleurs les conditions climatiques défavorables au moment de la floraison et de la formation des raisins en été qui ont été la cause du niveau de récolte historiquement bas. Et cette année, différents facteurs font augmenter l’incertitude de cette première prévision de récolte. En raison d’une météo anormalement fraîche et humide au printemps, les vignobles enregistrent en effet un retard de deux à trois semaines par rapport à une année normal. Un temps frais qui a pour conséquence un filage (avortement de grappes qui se transforment en vrille), plus fréquent même si on assiste dans la plupart des régions à de belles sorties de grappes. Dans beaucoup de régions la floraison est encore en cours et la persistance d’un climat frais et humide laisse craindre des difficultés à venir jusqu’à la fin du processus de floraison.  Malgré l’humidité, les températures particulièrement fraîches de ce printemps et début d’été pourraient limiter le développement des maladies. Pour l’heure, quelques foyers de mildiou sont apparus, l’oïdium est peu présent mais les maladies pourraient progresser à la faveur de températures plus estivales.

Source Agreste conjoncture

Publié par MB

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