Viticulture : une récolte mondiale 2012 historiquement basse

Viticulture : une récolte mondiale 2012 historiquement basse

L’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), a dévoilé le 30 Octobre à Paris son rapport sur la conjoncture vitivinicole mondiale 2012.

La surface mondiale de vignoble continue de reculer. Plusieurs pays membres de l’OIV indiquent une érosion attendue de leur vignoble entre 2011 et 2012. La période de trois ans pendant laquelle l’Union Européenne (UE) a prévu des primes d’abandon définitif du vignoble s’est achevée. Néanmoins un recul ultérieur s’est enregistré. En même temps le taux de croissance des surfaces plantées dans l’hémisphère sud et aux États-Unis reste positif, malgré un ralentissement du rythme global.

Dans l’UE, les réductions cumulées des superficies de ses États membres et les mauvaises conditions climatiques de cette dernière campagne engendrent un faible niveau de production 2012. Ainsi, la production de vin (hors jus et moûts) 2012 au niveau mondial est compris entre 243,5 et 252,9 millions d’hl (248,2 Mhl en milieu de fourchette d’estimation). Ce qui représente un niveau de production vinifiée très faible.

Les prévisions des principaux pays producteurs européens s’inscrivent donc en recul significatif par rapport à celles de 2011. Parmi les majeurs producteurs des pays vinicoles de l’UE, seuls les prévisions de la production du Portugal et de la Grèce sont en progression mais par référence à des volumes vinifiés 2011 modestes.

Les Pays qui montrent des évolutions positives sont principalement dans l’Hémisphère sud ; le Chili atteindrait un niveau record avec 10,6 Mhl (+15,5%/2010) et l’Afrique du Sud avec une croissance de 4% (10 Mhl). Les Etats-Unis, avec une production de vin en 2012 en progression nette, mais par rapport à la modeste production de 2011 (20,55 Mhl hors jus et moûts, +7,1 %).

En ce qui concerne la consommation mondiale de vin, les évolutions conduisent à encadrer la consommation mondiale de vin 2012 entre 235.7 et 249,4 Mhl.

Alors que semblaient se dessiner, en 2010, quelques signes de reprise (arrêt de la baisse de consommation mondiale et reprise nette des échanges mondiaux), la conjoncture 2012, et notamment la faiblesse de la production, laisse planer un doute sur la solidité de cette reprise.

Source OIV

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