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Benjamin PASSUTI "AVENUE533"

 

samedi 20 octobre 2012 20:05:28

BEAUDITLANIQUE

OK je participe il pleut
Les circuits courts en bio ou pas c'est intéressant comme évolution de l'agriculture moderne une sorte de retour au source, à forte tendance ultralibérale tout de même.
Mais je constate que bien souvent pour ne pas dire tout le temps ils génèrent des complications organisationnelle importante, du fait de la nécessité qu'il y à d'endosser du coup plusieurs métiers et donc de devoir assumer l'accroissement du besoin de main d'oeuvre quasi automatique qui en découle d'autant plus que très rapidement on est tenté par la "transformation" qui elle même accroit encore plus le besoin en temps .
Et la bing boum bam patatras c'est le dérapage , le grand écart des fois même jusqu'au n'importe quoi, on en oublierait même que l'on est en France pour raisonner dans le genre "ShangaÏ zone franche" ou plus noblement (malgré le statut d'entrepreneur) en terme de "désobéissance civile".
Car très rapidement les coups de main deviennent chronique jusqu'au travail de masse camouflé sous le concept avenant de chantier participatif, on recrute à l'international même des fois avec le Woof ou encore les parents travaillent à plein temps et ne leur parlons pas des trente cinq heures...
Comme on à moins de temps on doit faire un choix et c'est celui de la vente... si l'on transforme la ce peut être pire car alors on manque du produit mais aussi bien souvent de plein d'autres choses, nécessaire aux diverses préparations et donc très rapidement l'activité d'achat revente prend le dessus sur la production, plus incroyable encore les fermes auberges, la c'est du délire si c'est sous le couvert d'un statut classique de Chef d' exploitation...
Qui dit transformation dit atelier de transformation et là je ne dit qu'une seule chose c'est que cette activité fasse l'objet d'une déclaration préalable à la commercialisation et que les produits ne puissent être commercialisés qu'après la certification et l'immatriculation du laboratoire par la DSV ce qui je parierais doit déjà être à peu de choses prés le cadre légal actuel... et bien là adieu, veaux, vaches, cochons il ne survivra plus beaucoup de produit du terroir.
On pourrait en dire encore et encore.
La totalité des systèmes en vente directe et ou en transformation que je connais sont totalement illégale et hors normes par rapport à l'ensemble des règles et lois se rattachant à leur pluriactivité, fiscalité, travail, commerce, environnement, santé publique etc etc cela fait peut être beaucoup à appréhender pour de simple agriculteurs d'autant que nul n'est censé ignorer la loi et que pas grand monde connait le code rural.
Personnellement je suis contre l'hypocrisie, je plaide donc pour la libéralisation totale et sans contraintes des activités de diversifications des exploitations agricoles.
Franchement on ne peut pas ne pas parler de ça si l'on veut échanger sur ce sujet.
Pour s'en convaincre il suffira de remonter "la chaîne" vous savez comme dans ces films documentaire qui dénonce le pire sans pour autant que cela change quelque chose mais c'est pas grave l'honneur de notre civilisation est sauf; on sait.
Si quelqu'un veut faire un reportage d'ailleurs j'ai des adresses de cas gratinés...
Pour finir, le mot de la fin reviens à un de mes amis "agriculteur boulanger" qui aime à dire "te fait plus c...r à produire y en d'autres qui s'en chargerons" en même temps c'est dur de ne pas se mettre à sa place il achète "son" blé produit à la ferme cinquante centimes d'euros maximum le kilos qu'il revendras quatre euros cinquante minimum le kilos...nous n'aborderons pas ici la question du paiement en liquidité, j'ai dit non!