[Communiqué de presse] - Doux : il est urgent d'apporter des réponses concrètes !

Le 18 mai, le tribunal de commerce de Rennes a choisi l'offre pilotée par le groupe LDC dans le cadre d'un consortium avec Terrena, les volailles de Plouray, Triskalia et Almunajem, pour la reprise du groupe Doux. FRSEA et JA Pays de Loire sont satisfaits que l'offre française ai été retenue.
Depuis l'annonce début mars, par Terrena qu'elle ne pourrait plus soutenir Doux, de nombreuses réunions se sont tenues et des échanges réguliers ont eu lieu entre les représentants de l'Association des éleveurs Doux Chantonnay, la Région et l'Etat. Afin de permettre aux éleveurs de passer cette phase de transition, des axes d'accompagnement ont ainsi été définis :

  • Accompagnement pour la modification des bâtiments. Les bâtiments étant spécialisés en production de poulets export, il est nécessaire de les aménager pour répondre aux besoins du marché (production de dindes, poulets, pintades, …).
  • Accompagnement pour l'allongement des vides sanitaires. Celui-ci devra s'appliquer à  l'ensemble des éleveurs de volailles de chair standard. L'intégration des éleveurs Doux dans les plannings en place va prendre du temps et impactera l'ensemble de la filière.
  • Accompagnement à  la mise en place d'un plan d'adaptation. Il faut être en mesure de pouvoir accompagner vers l'arrêt d'activité les éleveurs qui le souhaitent.

A ce jour, soit plus de deux mois après l'annonce de Terrena, aucune réponse sur la mise en œuvre de ce plan d'accompagnement, n'a été apportée par la Région et l'Etat. Ces axes ont pourtant été partagés à  maintes reprises !
"Les éleveurs sont aujourd'hui dans la plus grande incertitude. Il est urgent que des réponses concrètes soient apportées, quant aux mesures d'accompagnement envisagées, pour leur permettre de passer cette phase de transition", souligne Christophe Labour, président de la section avicole de la FRSEA Pays de la Loire.
La mise à  disposition d'enveloppes budgétaires d'aides par la Région et l'Etat est nécessaire pour permettre la transition du modèle économique de Doux et préserver l'activité économique de l'ensemble de la filière volailles de chair des Pays de la Loire.