Bovin de boucherie : analyse commerciale sem 38-2020

Trop de vaches maigres

Bovins races allaitantes : Au niveau commercial, les abatteurs observent une baisse du poids moyen des carcasses avec une croissance du nombre d’animaux en manque de finition notamment dans le centre du pays où la sécheresse continue de faire des ravages. L’équilibre offre/demande permet de tenir les prix dans le domaine des bonnes femelles Blondes d’Aquitaine lourdes, Parthenaises, Limousines, Aubracs ou Charolaises de qualité bouchère. La demande se rétracte dans les jeunes vaches Charolaises lourdes et viandées, mais les tarifs se maintiennent. Peu de changement également dans le domaine des allaitantes de choix secondaire (vaches R) correctement finies. En revanche, la pression se renforce sur les animaux de moindre conformation ou en manque de finition.

Bovins races laitières  Les industriels sont confrontés à une offre qui ne correspond pas à la demande du marché. Trop de vaches sans états en raison de la sécheresse arrivent dans les abattoirs. La demande est régulière avec des tarifs stables dans les bonnes Holsteins, Normandes ou Montbéliardes qui maintiennent leurs prix. La tendance est baissière dans les laitières P 2 ou 1 d’engraissement. La demande fléchit également sur les taureaux de réformes, faute de besoin en minerai maigre. 

Jeunes bovins – Le marché reste atone et soutenu principalement sur le repositionnement de ces animaux sur le marché intérieur au détriment des femelles. Les retards d’enlèvement s’amoindrissent de semaine en semaine, mais les niveaux de rémunération sont inchangés et toujours insuffisants.  Les sujets trop lourds ou en limite d’âge restent pénalisés.

Avis d’expert :

Bovins races allaitantes : La demande sera en repli dans les Charolaises mais les tarifs seront stables. Le tri sera plus sensible dans les vaches en manque de finition.

Bovins races laitières : Les industriels vont maintenir la pression sur les vaches P-1 et 2

Jeunes bovins : Pas d’évolution positive en vue