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Mardi 21/04/2026
« Cap volailles françaises 2035 », la démarche RSO de la filière volaille de chair
Volontaire, la démarche de de responsabilité sociétale (RSO) initiée par l’Anvol repose sur des indicateurs « fiables et partagés » visant à convaincre nos concitoyens des vertus et de l’amélioration continue du modèle tricolore, justifiant si besoin en était la nécessité de produire davantage sur fond de consommation croissante.
Comment convaincre nos concitoyens du caractère éminemment familial, pour ne pas dire humanisant, des élevages français de volaille de chair, où près d’un quart (23%) des animaux sont élevés dans des fermes non spécialisées contre 3% en Pologne, 5% en Espagne et 10% aux Pays, où le nombre moyen de volailles par élevage est de 64.000 contre une moyenne européenne de 125.000, sans même parler des élevages « millionnaires » ukrainiens ou thaïlandais ?
Comment persuader nos concitoyens que l’élevage français est un modèle de diversité unique au monde, tant en matière d’espèces (dinde, pintade, canard, caille, pigeon, oie, poulet, coquelet) que de systèmes de production, où cohabitent du conventionnel, du certifié, du Label Rouge et du bio ? Comment leur faire prendre conscience du fait que leur appétence croissante pour la viande de volaille est satisfaite, en l’état actuel des capacités de production française, par des importations aux normes et exigences au mieux égales et plus certainement moins-disantes que celles en vigueur dans l’Hexagone ?
Et enfin, comment les convaincre que la perpétuation de ce modèle et des garanties dont il est porteur, tant pour l’alimentation et la santé humaine, la préservation de l’environnement et la prise en compte du bien-être animal, nécessite non seulement la transmission des exploitations existantes mais aussi l’accueil de nouveaux éleveurs et la construction de nouveaux bâtiments ?
« La volaille française a tout pour gagner »
C’est tout l’objet de « Cap volailles françaises 2035 », qui formalise la démarche de responsabilité sociétale (RSO) que l’Anvol, l’interprofession de la volaille de chair, a présentée le 16 avril dernier à l’occasion de son Assemblée générale. « La volaille française a tout pour gagner », a commenté la ministre de l’Agriculture Annie Genevard présente à l’évènement.
L’élaboration de la RSO, initiée en 2024, et qui s’inscrit à la suite du « Pacte Anvol ambition 2025 », s’est appuyée sur plus de 150 entretiens associant professionnels de la filière et parties prenantes externes (associations, chercheurs, banques, établissements d’enseignement, vétérinaires, ONG). La feuille de route à horizon 2035 s’articule autour de 10 engagements prioritaires, structurés autour de 4 piliers, qui constituent désormais le socle commun des engagements collectifs et individuels de la filière, reposant sur « des indicateurs fiables et partagés ».
« Avec cette nouvelle démarche de responsabilité sociétale à horizon 2035, la filière affirme sa volonté de conjuguer performance économique, attentes sociétales et pérennité de son modèle familial et diversifié », déclare Jean-Michel Schaeffer, président de l’Anvol.
Les 4 piliers et les 10 engagement de la démarche RSO
Souveraineté alimentaire : produis sains, sûrs et accessibles à tous
- répondre durablement aux besoins des consommateurs en volaille française, en développant les filières et en préservant la diversité des espèces et des modes d’élevage (exemples d’indicateurs : taux d’auto-approvisionnement (par espèces) et nombre net de nouveaux poulaillers par an)
- faire progresser la connaissance et l’acceptabilité de nos modes de production, grâce à un dialogue et une pédagogie auprès du public, des écoles, des territoires et des collectivités (exemple d’indicateur : évolution du nombre de projets de poulaillers refusés)
- promouvoir la diversité de la volaille française et garantir une offre accessible à tous (exemples d’indicateurs : évolution de la connaissance et de la perception par les consommateurs de la diversité des espèces et des qualités nutritionnelles de la volaille française, part des ménages déclarant consommer souvent de la volaille française, pourcentage de volailles françaises dans la restauration collective, indicateur économique d’accessibilité)
Attractivité des métiers
- attirer, accompagner et installer les nouveaux éleveurs, pour assurer le renouvellement des générations et le développement de la production française (exemples d’indicateurs : évolution du nombre total d’éleveurs de volailles de chair, nombre d’éleveurs installés de 40 ans et moins, mixité parmi les nouveaux installés en aviculture)
- maintenir un cadre contractuel qui sécurise les relations entre les maillons et renforce la performance économique collective
Changement climatique et protection des ressources
- engager tous les maillons dans la réduction de leur empreinte carbone (exemples d’indicateurs : taux d’élevages ayant réalisé un diagnostic CAP’2ER (niveau 1 ou 2), part de soja garanti sans déforestation ni conversion dans l’alimentation des volailles)
- agir pour la biodiversité dans tous les élevages et sites de production
- optimiser et préserver les ressources naturelles, notamment l’eau, sur toute la chaîne.
Santé et bien-être animal
- renforcer la culture de biosécurité, pour protéger la santé des volailles et la sécurité sanitaire (exemples d’indicateurs : évolution de l’usage des antibiotiques, taux de conformité aux audits de biosécurité (EVA / PULSE)
- mesurer et améliorer le bien-être animal sur tous les maillons, en valorisant les bonnes pratiques (exemples d’indicateurs : taux d’élevages ayant réalisé un diagnostic EBENE ou équivalents, accès à la lumière naturelle et aux enrichissements du milieu