EN IMAGES. Les entreprises agricoles manifestent contre la hausse du carburant à Caen

Une cinquantaine de tracteurs et de matériels agricoles a manifesté au rond point de Ifs, à l'entrée de la N158, jeudi 24 mars 2022. EDT Normandie a mobilisé ses troupes contre la hausse du carburant. Une délégation a rencontré les services de la préfecture.

Vire, Bayeux, Villers-Bocage et Falaise étaient les points de ralliement donnés par EDT Normandie. Jeudi 24 mars 2022, une cinquantaine de tracteurs et de matériels agricoles a convergé vers le rond-point de Ifs, à l’entrée de Caen et de la N158. Les entreprises agricoles ont manifesté contre la hausse du gasoil non routier (GNR). « Nous ne sommes pas là pour bloquer mais pour nous faire entendre », précise Patrick Gauquelin, président de la structure normande qui regroupe les entreprises de travaux agricoles. Dès 11h30, un barrage filtrant était en place.

Les ensileuses étaient de la partie.
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Le prix du GNR multiplié par deux entre mars 2021 et mars 2022

« L’année dernière, à la même époque, le GNR valait 0,72€/l HT. Aujourd’hui, il fluctue entre 1,25 et 1,5 €/l HT. Avec le conflit en Ukraine, les ETA sont rationnées », dénonce Patrice Gauquelin, à l’heure où les travaux des champs sont en plein boom. Il chiffre la consommation de carburant, selon les entreprises, entre « 2 000 et 7 000 l par jour en ce moment. » L’énergie représente en moyenne 15% du coût de prestation. « Si rien n’est fait, nous allons devoir augmenter les tarifs pour compenser les charges ». Et en bout de chaîne, les agriculteurs vont voir une nouvelle facture augmenter.

« L’année dernière, à la même époque, le GNR valait 0,72€/l HT. Aujourd’hui, il fluctue entre 1,25 et 1,5 €/l HT. »
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Faire partie du plan de résilience annoncé par Jean Castex

Une délégation a pu rencontrer les services de la préfecture en début d’après-midi. « Nous demandons à ce que le GNR soit plafonné à 0,80 €/ pour que nous puissions effectuer les travaux dans des conditions correctes ; à faire partie du plan de résilience annoncé par M. Castex et à être éligibles au remboursement de la TICPE pour redonner de la trésorerie. C’est indispensable. » À l’issue de la rencontre, le président d’EDT Normandie dit « avoir été écouté » par les services de l’État. « Nous leur avons rappelé que nous sommes des entrepreneurs, que nos inquiétudes sont grandes. Nous restons en veille sur ce qui va être décidé. Nous attendons une réponse très rapide, d’ici une semaine. »