Il reste des fonds pour parer aux aléas climatiques

Au titre du Plan de relance, le programme d’aide à l’investissement dans des matériels de protection contre les aléas climatiques réserve encore 37 millions d'euros, sans compter les 70 millions annoncés dans le cadre du Fonds de solidarité consécutif au gel.

Alors que les dispositifs d’aide à la conversion des agroéquipements (135 millions d'euros) et aux matériels permettant de soutenir la production de protéines végétales (2X20 millions d'euros) sont épuisés, le dispositif d’aide pour lutter contre les aléas climatiques reste opérationnel. Selon FranceAgriMer, en charge de la procédure, en date du 2 juin, 32,9 millions d'euros avaient été consommés sur un total de 70 millions d'euros.

Suite au gel d’avril dernier, le gouvernement a annoncé le déblocage d’une nouvelle enveloppe de 70 millions d'euros, au titre du Fonds de solidarité.

Les matériels éligibles

Les matériels éligibles englobent de nombreux moyens de lutte contre le gel, tels que bâches anti-gel, brûleur à gaz avec turbine, convecteurs à air chaud, éoliennes mobiles, tours à vent fixes ou mobiles, fils de palissage chauffants, matériel d’aspersion et de micro-aspersion antigel, systèmes d’alerte, haies naturelles brise vent, thermonébulisateurs tractés, toiles, bâches et tunnels d’hivernage...

Contre la grêle sont éligibles des filets, des grillages de protection sous vitrage pour la protection contre les chutes de verre brisé ou encore des radars de détection des cellules orageuses.

Parmi les matériels subventionnés pour lutter contre la sécheresse figurent des asperseurs basse pression, des systèmes d’automatisation, des compteurs communicants, des dispositifs de stockage et de traitement des eaux de pluie, des équipements d’ombrage, goutte à goutte, impluvium, matériels de micro-irrigation et de ferti-irrigation, nécessaires pour retenues d’eau, pivots et rampes de précision ou basse pression, sondes etc.

Les conditions d’octroi

Tous ces équipements sont subventionnés à hauteur de 30%, moyennant un plafond de dépenses éligibles de 40.000 € HT (400.000 € pour les Cuma). Le montant minimal des dépenses par demande est fixé à 2.000 € HT. Le taux d’aide est majoré de 10 points pour les jeunes agriculteurs, les nouveaux installés et les Cuma.