L’Institut technique de l’aviculture lance trois grands projets de recherche-développement

L’Institut technique de l’aviculture (Itavi) démarre trois projets de R & D sur la biosécurité, sur le sanitaire et sur le futur de l’élevage du poulet de chair qui vont tous trois se dérouler pendant trois années et impliquer de nombreux partenaires.

1 NetPoulSafe : Renforcer l’observance de la biosécurité en élevage

Les bonnes pratiques de biosécurité sont l’affaire de tous. Elles sont souvent connues, mais pas toujours bien appliquées. C’est dans ce but que l’Itavi anime un réseau européen afin de créer une synergie entre un grand nombre d’acteurs dans sept pays : Espagne, Italie, Belgique, Pays Bas, Hongrie, Pologne et France. Après une phase de recensement et de partage des pratiques et des méthodes d’accompagnement de l’observance de la biosécurité, une évaluation de ces mesures sera réalisée dans des fermes pilotes. Une large diffusion des préconisations est prévue dans chaque pays.

2 Cocorico : Concevoir l’élevage du futur des poulets de chair

L’Itavi lance un projet portant sur la conception d’un système d’élevage du poulet conciliant le prix et les attentes sociétales. L’objectif est d’accompagner l’évolution d’un nouveau standard de production du poulet de chair qui améliore les conditions de vie des animaux, tout en maîtrisant les surcoûts et les impacts environnementaux. Il sera mené avec l’interprofession Anvol et l’association Elinnove des équipementiers et constructeurs, en lien avec de nombreux partenaires de la recherche, du développement et de la formation (Inrae, Anses, chambres d’agriculture des Pays de la Loire et de Bretagne, école d’ingénieurs Esa d’Angers). Des nouvelles connaissances, des solutions et des outils concrets seront apportés aux éleveurs et à la filière pour s’adapter aux nouveaux enjeux.

3 MycoRepro : Prévenir le risque mycotoxique chez les volailles reproductrices

Un observatoire de l’exposition alimentaire des poules reproductrices aux mycotoxines va être constitué pour avoir une idée précise du risque. Une phase expérimentale prévoit l’exposition séquentielle des animaux à de faibles doses pour évaluer l’apparition d’effets toxiques cumulatifs et d’impacts sur les performances de ponte et la qualité des poussins. En fonction des résultats, des outils de diagnostic et de conseil seront proposés aux acteurs de l’élevage et de la santé. Ce projet est mené avec l’école vétérinaire de Toulouse et l’Inrae.

 

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