La transition vers l’œuf alternatif se poursuit

Pour la filière des œufs, l’année 2020 a été contrastée selon les segments de marché concernés.

Comme en volaille, les ventes d’œufs au détail se sont envolées au début du premier confinement, avec des pointes de + 35 % à + 50 % du chiffre d’affaires du rayon œuf, avant de revenir à une activité plus normale durant l’été. De mi-mars à mi-mai, les ventes d’œuf conventionnel (code 3) ont fortement augmenté en grande distribution, mais les ventes d’œuf alternatif ont progressé davantage. La Covid-19 n’a donc pas stoppé la transition de la demande des principales enseignes de distribution se tournant vers une offre en œuf alternatif (ponte au sol, plein-air, label rouge et biologique).

Exportations massives

Dans le même temps, la forte réduction de l’activité en restauration a entraîné un recul global de 15 % à 20 % de la demande en ovoproduits au premier semestre (- 60 % en RHD au mois d’avril). La baisse d’activité dans les ovoproduits a eu pour conséquence une baisse significative des importations d’œuf coquille (- 8 %), notamment d’Espagne et une hausse des exportations d’œuf coquille de 36 % entre janvier et septembre, malgré la demande soutenue du commerce de détail français. Ce paradoxe est du à un déséquilibre entre segments de marchés. Les fabricants d’ovoproduits utilisent habituellement des œufs ne trouvant pas leur place dans les linéaires (calibre, couleur de coquille). De plus, la restauration est encore significativement utilisatrice d’œuf conventionnel (sous forme coquille et d’ovoproduits).