[Lait] La FRSEA de Normandie appelle à rediscuter l’accord sur le mode de comptages des cellules

Suite à une attaque informatique, le Lilano, Laboratoire interprofessionnel laitier de Normandie, est dans l'incapacité de transmettre les résultats d'analyse utilisés pour le paiement du lait depuis le 13  novembre précise par ailleurs le syndicat.

« Le laboratoire interprofessionnel d’analyses de la qualité du lait Lilano a subi une attaque informatique empêchant depuis le 13 Novembre le traitement des résultats d’analyses utilisés dans le cadre du paiement du lait et leur transmission sous forme électronique aux producteurs et aux entreprises laitières. De ce fait, certaines factures de lait livré en novembre pourraient être établies sur la base des résultats qualité d’octobre et feront l’objet d’une régularisation ultérieure, lorsque les résultats de novembre seront disponibles », explique la FRSEA de Normandie dans un communiqué du 7 décembre.

Le Lilano réalise les analyses de lait pour les départements du Calvados, de la Manche et de l'Orne. « Les éleveurs laitiers n’ayant pas eu accès à leurs données pendant plus de trois semaines et n’ayant, en conséquence, pas eu la capacité de réagir en cas de résultats inhabituels, la FRSEA n’envisage pas que les producteurs puissent être pénalisés par cette panne informatique. »

Le syndicat se réjouit cependant que tous les moyens soient mis en oeuvre pour solutionner cet incident informatique et qu’un retour à la normale puisse être envisagé dans les jours qui viennent. De son côté, le Lilano a déposé une plainte auprès des services compétents pour connaître l’origine de cette attaque. « La FRSEA attend que cet incident soit mis à profit pour que les méthodes et outils mis en oeuvre par le laboratoire soient remis à jour et leur sécurité renforcée. »

Par ailleurs, la FRSEA de Normandie fait part de « sa plus vive incompréhension  » quant au  report de la mise en place du nouvel étalon international pour l'analyse des cellules du 1er décembre au 1 er avril prochain « sous le prétexte de la crise sanitaire ». Il appelle à reprendre la discussion au sein du Cniel pour avancer sa mise en oeuvre.