Les coopératives laitières alertent sur la nécessité de répercuter les hausses de prix jusqu'à l'aval de la filière

Alors que se déroulent des négociations commerciales capitales pour l'avenir de la filière laitière, les coopératives laitières alertent à nouveau sur la nécessité de prendre en compte toutes les inflations.

"La prise en compte de toutes les inflations - tant à l'amont qu'à l'aval - est devenue une condition sine qua non pour maintenir la filière laitière à flot", interpelle la Coopération laitière dans un communiqué de presse, en pleine négociation commerciale avec la grande distribution. Celle-ci a cours comme tous les ans depuis le mois de septembre et se clôture le 1er mars pour les marques nationales. 

La demande n'est pas nouvelle. Les industriels laitiers, et notamment les coopératives, demandent depuis septembre dernier une répercussion des hausses des prix des matières premières sur les tarifs des produits laitiers.

"Les coopératives laitières appartiennent aux producteurs : 52 500 associés coopérateurs producteurs de lait. Il est de leur responsabilité d'alerter aujourd'hui sur la conduite de ces négociations commerciales - très tendues - pour leur permettre de rémunérer justement le prix du lait et les activités de transformation", souligne Damien Lacombe, président de la Coopération laitière. "Nous avons besoin de répercuter nos inflations sur les marques et les MDD le plus vite possible pour pouvoir rémunérer le lait de nos adhérents à sa juste valeur. Il en va de la pérennité de la filière"

L'enjeu est clairement l'avenir des exploitations, mais aussi de certaines coopératives. Sodiaal indique ainsi que "la rentabilité de la coopérative ne nous permet pas d'absorber de tels montants et notre équation est donc simple : si on ne répercute pas ces inflations sur les tarifs de l'ensemble de nos produits (distribution, restauration hors domicile, industriels et exportations), alors nous aurons rapidement une situation délicate à gérer", précise Damien Lacombe, président du groupe coopératif. La distribution française représente 40% de l'usage du lait de Sodiaal ; par conséquent les négociations en cours sont capitales. "Certaines enseignes sont ouvertes pour discuter, d'autres moins. Cela va être une rude bataille pour faire valoir nos intérêts dans la problématique globale du pouvoir d'achat des consommateurs."