Plus de blé, de maïs et d’orge mais moins de canola et de soja au Canada

L’office des statistiques du ministère de l’Agriculture du Canada, StatCan, vient de publier de nouvelles prévisions de production pour la ferme Canada.

La production de blé canadien, données concernant l’état des cultures et des récoltes en juillet 2020 et publiées le 1er août, pourrait augmenter de 10,5 % pour cette campagne pour atteindre 35,74 Mt contre 32,348 Mt l’an passé et 32,201 Mt en 2018. Les rendements seraient en hausse de 8 % (à 53,8 boiss./acre) sur une sole également en hausse à 24,4 M d’acres. Ce sont surtout les soles de blé dur et de blé d’hiver qui ont augmenté. Côté blé dur, la récolte pourrait s’établir à 6,926 Mt en 2020 contre 4,977 Mt en 2019 et 5,745 Mt en 2018.

La deuxième récolte en volume, le canola, pourrait ressortir à 19,403 Mt, quasi stable par rapport à l’an passé (19,477 Mt) et en léger recul comparée à 2018 (20,594 Mt). Si le rendement progresse un peu, il ne compense pas le recul des surfaces ensemencées (- 1,6 % à 20,6 Mha). Les volumes engrangés en maïs-grain (3è production canadienne) devraient s’établir à 13,928 Mt contre 13,404 Mt et 13,885 Mt des deux dernières années. Là aussi, StatCan fait état de rendements en hausse et d’une surface cultivée en baisse. Hausse également de la moisson en orge (+ 1,6 %) qui atteindrait 10,546 Mt sur une surface de 6,8 M d’acres (+ 0,3 %) et des rendements de 71,7 boiss./ha (+ 1,3 %). La production d’orge se hisse au 4è rang des productions végétales canadiennes. La 5è est le soja avec un volume produit pour 2020 estimé à 5,962 Mt, poursuivant les baisses amorcées en 2019 (6,045 Mt) et 2018 (7,417 Mt).

Dans ce bilan des moissons de cinq plus importantes productions du Canada, on peut préciser, selon le Programme d’évaluation de l’état des cultures de Statistique Canada, que « la santé des plantes dans les provinces des Prairies (NDLR : l’Ouest du pays) était la même ou bien meilleure que la normale. A l’inverse, la santé des plantes dans l’Est canadien était moins bonne que la moyenne et elle s’est aggravée considérablement depuis le début de juin, probablement en raison du manque de pluie ».