Viande bovine – Commerce moins actif.

Bovins de boucherie – Après la belle revalorisation des prix ces derniers mois, le marché de la viande tend vers une stabilisation, même si cela n’est pas du goût des producteurs d’animaux de qualité bouchère qui souffrent plus que les autres des coûts de production. Quand les réformes laitières ont gagné 2€/kg de carcasse en un an, les Blondes d’Aquitaine n’ont progressé que de 0,40€.   

L’animation commerciale du marché est assez tendue pour cette fin de mois, avec une consommation qui prend de plein fouet les effets du coup de chaleur. Cette tension s’ajoute à la fin de l’année scolaire et une fin de mois compliquée avant les vacances d’été. Les industriels réduisent leurs volumes d’activités pour ne pas surcharger les frigos. Néanmoins, les disponibilités dans les campagnes sont de nouveau amoindries par les travaux de fenaisons qui ont repris cette semaine et les moissons qui débutent. Sur les marchés, la demande est peu soutenue dans les femelles de cheville, et quelques retards de sorties sont observés dans les Parthenaises ou les bonnes Blondes d’Aquitaine. Les tarifs plafonnent dans les Limousines ou les Charolaises de qualité bouchère. Avec la stabilisation des prix, les disponibilités en provenance des herbagers tendent à progresser, ce qui permet de faire l’appoint dans les abattoirs en cette période de soudure. Le commerce est un peu plus calme dans les Charolaises R et l’ensemble des femelles allaitantes de choix secondaire, mais les tarifs sont globalement reconduits même si le tri est plus sensible dans les vaches âgées.

Réformes laitières – Les industriels ont toujours un peu de mal à couvrir leurs besoins, avec les travaux de fenaisons, mais les acheteurs ont stabilisé leurs prix pour se contenter de ce qui est disponible face à une demande qui pâtit du coup de chaleur. Les tarifs sont reconduits dans l’ensemble des vaches Holsteins, Normandes ou Montbéliardes ou pour les taureaux de réformes.

Jeunes bovins – L’activité commerciale tend également vers une stabilité dans le jeune bovin avec des offres un peu plus étoffée qui permettent une meilleure couverture des besoins, notamment dans la perspective de l’Aïd El Kébir.

Avis d’expert :

Bovins races allaitantes : Le recul des ventes risque de peser sur la tendance.  

Bovins races laitières : Les industriels vont profiter de cette tension de fin de mois pour pratiquer un tri un peu plus sévère.

Jeunes bovins : le commerce restera régulier jusqu’à l’Aïd El Kébir.

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