Agriculture: les défaillances d'entreprise ont continué d'augmenter en 2017

AFP

palais de justice

Les défaillances d'exploitations agricoles - liquidations et redressements judiciaires ou placements en sauvegarde – ont continué d'augmenter en 2017, contrairement au reste des entreprises françaises où la situation s'améliore, indiquent les dernières données de l'Insee.

Sur les douze mois terminés fin septembre, 1.281 défaillances d'entreprises agricoles ont été répertoriées, soit une hausse de 6,7% par rapport aux douze mois précédents. Alors que sur l'ensemble des entreprises du pays, les défaillances ont reculé de 7% tous secteurs confondus, indiquent les dernières données des tribunaux de commerce exploitées par l'assureur-crédit Coface.

Dans le secteur agroalimentaire général - incluant l'agriculture – les défaillances d'entreprises ont progressé de seulement 0,5%, à 4.394 cas, sur les douze mois terminés fin septembre, semblant indiquer que les entreprises de transformation se portent mieux que celles qui produisent.

Le chiffre des défaillances agricoles ne cesse de progresser depuis plusieurs années: l'Insee avait recensé 1.241 défaillances d'exploitations (+9,1%) en 2016, 1.137 en 2015 (+1,2%), 1.123 en 2014 (+11,5%), et 1.007 en 2013 (+2%).

La MSA, Sécurité sociale des agriculteurs, n'a pas divulgué ses statistiques sur les revenus des agriculteurs en 2017, mais elle estime pour 2016 que 30% des agriculteurs avaient un revenu inférieur à 350 euros par mois, avec un revenu moyen compris entre 13.000 et 15.000 euros annuels, soit entre 1.083 et 1.250 euros par mois.

Dans ce contexte,   les installations de nouveaux agriculteurs ont aussi reculé en 2016, avec 14.146 nouveaux chefs d'exploitation sur l'année, soit 940 de moins qu'en 2015, un recul de 6,2% par rapport à 2015, a indiqué la MSA lundi. Néanmoins, le nombre de jeunes chefs d'exploitation - de moins de 40 ans - installés s'est maintenu à 9.246 personnes, un chiffre stable par rapport à 2015. Cette tranche d'âge représentait 65,4% des nouveaux installés en 2016. Ils ont choisi majoritairement une installation sous forme sociétaire, avec une prédilection pour les EARL et les GAEC (respectivement 17,8% et 27,8%).

Les installations tardives ne résultant pas d'un transfert entre époux (3.821 personnes) se sont nettement réduites (-18,6%) et représentent désormais 27% des installations réalisées contre 31,1% en 2015. Les installations tardives résultant d'un transfert entre époux, lors du départ à la retraite d'un des deux conjoints par exemple, ont aussi reculé de 5,6%, ce type d'installation ne représentant que 7,6% des nouveaux installés. A 80,1%, les chefs d'exploitation installés en 2010 étaient toujours exploitants en 2016.

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Commentaires 5

marin 347

suis en retrait depuis 1 et fière d avoir fait 42a dans l agriculture première chose ne pas entreprendre plus que l ont peu faire correctement et surtout ne pas permettre aux pseudo conseillers et banquiers de franchir votre porte si ses le cas vous êtes déjà a moitié mort quand j ai commencer ont était une 10ene de copains a s installer au bout de 40 a suis j étais le seul a encore exploiter le miroir aux alouettes a tuer les autres ont dois travailler pour vivre et non vivre pour travailler et un petit chez soit est mieux qu un grand chez les autres

marin 347

suis en retrait depuis 1 et fière d avoir fait 42a dans l agriculture première chose ne pas entreprendre plus que l ont peu faire correctement et surtout ne pas permettre aux pseudo conseillers et banquiers de franchir votre porte si ses le cas vous êtes déjà a moitié mort quand j ai commencer ont était une 10ene de copains a s installer au bout de 40 a suis j étais le seul a encore exploiter le miroir aux alouettes a tuer les autres ont dois travailler pour vivre et non vivre pour travailler et un petit chez soit est mieux qu un grand chez les autres

DIGUE3942

quand les JA triment ils n'ont pas le temps d'aller sur la route pour manifester !!!!

KENT

Installé depuis 1988 a l'age de 17 ans sur 12ha jusqu'en 1995 puis sur 72ha jusqu’à aujourd'hui ,j'ai toujours vécu correctement de mon travail,en trouvant des petits boulots pour complément de revenu.Depuis l' année dernière mes petits boulots finance le déficit de l'exploitation qui en passant n'a presque pas d'investissement.Alors comment peuvent survivre des exploitations avec des jeunes qui veulent investir dans l'agriculture .Je souhaite bon courage a tous et après la pluie viendra le beau temps.L'agriculture est le plus beau métier du monde .

gib

Face à l'obstination des décideurs , des ONG, des médias , comment s'étonner de tels résultats ?
Comment s'étonner qu'il y ait moins d'installations avec des perspectives aussi sombres?
" Pas de revenu , pas d'installation" devrait être le slogan des JA quand à peine installés ils sont déjà en difficultés et condamnés à trimer pour des années

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