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Antoine Bossuyt (secrétaire général des Jeunes agriculteurs du Calvados : « chez les JA, toutes les opinions sont bonnes à prendre »

E. Desillière

Antoine Bossuyt (secrétaire général des Jeunes agriculteurs du Calvados : « chez les JA, toutes les opinions sont bonnes à prendre »
De gauche à droite : Antoine Casini, conseiller départemental du Calvados ; Xavier Hay, secrétaire général de la FDSEA 14 ; Antoine Bossuyt, secrétaire général des JA du Calvados. Archives - © TG

L'assemblée générale des Jeunes agriculteurs du Calvados se tiendra mercredi 20 mars, à Colombelles. Une table ronde aura lieu sur la communication dans le monde agricole, en présence d'Antoine Casini, conseiller départemental du Calvados.

Infos pratiques
Mercredi 20 mars, à partir
de 14 heures. Rendez-vous
à la salle Plaine,
1-3 rue Léopold Sédar Senghor,
14460 Colombelles.
Inscription jusqu'au 14 mars, au 09 86 68 62 64.

 Pourquoi avoir choisi ce thème pour votre assemblée générale ?
La communication dans le monde agricole est le sujet de notre mandature depuis un an. C'est un thème vaste, mais il est nécessaire de l'aborder. Depuis plusieurs années, beaucoup de fausses informations circulent sur la profession. Elles sont émises par des personnes qui manquent de connaissances sur l'agriculture. Nous sommes critiqués, entre autres, sur le glyphosate et le bien-être animal. L'objectif de la table ronde n'est pas de répondre aux accusations ni aux attaques, mais de montrer la réalité de notre métier. C'est pourquoi nous avons décidé de convier le grand public au débat.

Antoine Casini, conseiller départemental du Calvados et à l'initiative de l'appel à l'interdiction du glyphosate dans le Calvados sous trois ans, sera présent lors de la table ronde. Pourquoi ?
Au mois de novembre, Antoine Casini nous a invités Xavier Hay, secrétaire général de la FDSEA du Calvados, Geoffroy de Lesquen et moi à un débat au quartier Saint-Pierre à Caen. Le but était de parler de notre modèle agricole. Il y avait également des représentants de la Confédération paysanne, du mouvement des Coquelicots, le professeur Seralini et des habitants du quartier Saint-Pierre. Même s'il y a eu quelques confrontations, le débat était très enrichissant. Chacun a appris les un des autres. Nous avons convié Antoine Casini pour montrer que ce n'est par parce qu'une personne est contre l'utilisation du glyphosate, qu'elle n'est pas ouverte au débat et qu'elle n'est pas consciente des enjeux de son interdiction.
 La semaine dernière, un agriculteur s'est fait agresser parce qu'il passait un désherbant dans sa parcelle. Cet acte montre l'importance de communiquer en agriculture ?
Tout à fait. L'histoire a été reprise par de grands médias nationaux, mais ce genre de comportements n'est pas nouveau. L'an dernier, lors du congrès national des Jeunes agriculteurs, des collègues du sud-est nous ont mis en garde parce que certains d'entre eux se sont fait agresser dans leurs vignes. Dans mon secteur, les attaques verbales ne sont pas rares non plus. Nous faisons attention à nos pratiques. Il est impensable de se faire agresser alors que nous faisons notre travail correctement. Nous utilisons des produits avec de bonnes doses et pour lesquels nous sommes certifiés par l'administration.

Source l'Agriculteur Normand

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