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Dynamique de progrès pour la race aubrac

Gilles GAPIHAN AUVERGNE AGRICOLE (63) journal

Dynamique de progrès pour la race aubrac
Durant un couple d’heures, vaches et veaux du troupeau ont été une à une commentée par Sébastien Laubanie. Beaucoup d’échanges, de contacts qui soudent les éleveurs aubrac entre eux.© G.Gapihan

La race poursuit son ascension tant en nombre de vaches que de nouveaux détenteurs. Le syndicat accompagne les éleveurs dans cette dynamique avec ses partenaires techniques que sont l’EDE et l’Union Aubrac.

Deux nouveaux administrateurs

Lors de cette assemblée générale, deux éleveurs ont intégré le Conseil d’administration : Yoan Bony d’Aurières et Cécile Amadon de Pontaumur. Ils sont très représentatifs du profil des éleveurs aubrac du département car ils sont en système mixte Laitier/allaitant. Ils auront mission avec leurs autres collègues administrateurs d’accompagner les activités du syndicat.

Cette assemblée générale très conviviale s’est poursuivie par la visite du troupeau aubrac du Gaec Laubanie.

Beaucoup de voyants sont au vert pour l’assemblée générale 2020. La progression de la race témoigne de sa vitalité dans le département avec  500 vaches de plus en janvier 2020 et une progression des installations de troupeaux aubrac (+2%) alors que toutes les autres races fléchissent.

Les nombreux participants venus de tout le département ont apprécié l’accueil dans la petite salle des fêtes du village de Bughes chez le  nouveau président Sébastien Laubanie. Ce dernier, qui présidait sa première assemblée générale, a insisté sur le besoin de travailler collectivement  et de mettre en place des moments de convivialité pour que tous se connaissent et progressent ensemble sur des axes techniques et génétiques. Il a présenté le programme d’activités  prévisionnel 2020 qui est fort d’une dizaine de rendez-vous (lire ci-dessous).

L’aubrac et son talon d’achille : la mortalité! !

Un constat alarmant : 1 élevage sur 2 ne maîtrise pas la mortalité qui se situe 8,8 % dont la moitié en mortalité à -2 jours. De même il est observé un poids carcasse chez les vaches de réforme nettement supérieur d’une trentaine de kg (près de 400 kg) à la moyenne nationale ce qui veut dire qu’il y a des vaches très lourdes à fort gabarit qui ne correspondent plus au standard recherché par la race qui préconise 360/380kg. Cet aspect génétique de gabarit explique en partie cette mortalité périnatale d’autant plus que le département étant en forte progression par achat, toute vache codée « aubrac » qui arrive sur le département sert à constituer des cheptels de souche sans trop de sélection. C’est pour cela que l’EDE a mis en place le catalogue  reproducteurs, puis sa version informatique GENETIC BC pour proposer des reproducteurs et en garantir une base de qualité.

Outre l’aspect génétique mis en avant, il y a plusieurs facteurs qui influent sur cette mortalité : l’alimentation et notamment en fin de gestation avec la fabrication d’un bon colostrum. La surveillance et les soins autour du vêlage pour garantir  une bonne prise du colostrum et un bon transfert immunitaire. C’est aussi le logement et l’ambiance des bâtiments qu’il faut maîtriser.

Tous ces aspects sont abordés dans les formules de conseil que l’EDE propose aux éleveurs pour les accompagner pour diagnostiquer et réduire cette mortalité.

Certes beaucoup de voyants verts mais aussi un voyant rouge ! Le rapport technique mettait l’accent sur les résultats techniques du troupeau puydômois au travers de la Valorisation IPG (valorisation automatique pour tous les troupeaux aubracs de plus de 15 Vaches et disponible auprès de l’EDE) et des résultats des quelque 70 élevages  adhérents à Conseil Elevage Viande  comparés aux résultats de la France entière.

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