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La Châtaigneraie - Tony Coulais devenu expert de la lutte contre les corvidés

Noëlla BOUGRET

La Châtaigneraie - Tony Coulais devenu expert de la lutte contre les corvidés
Tony%20Coulais%20lutte%20cotre%20les%20Corvid%C3%A9s%20la%20Chataigneraie.jpg - © DR Vendee agricole CB

Épouvantails, canon, chasse, effaroucheurs sonores... Tony Coulais multiplie les techniques contre la présence des oiseaux noirs dans ses parcelles bio à La Châtaigneraie.

Août 2018 c’était la Fête dans son champ... Printemps 2019, le décor est plutôt noir. Du noir comme les corneilles, freux et autres choucas des tours qui envahissent les surfaces bio de Tony Coulais, à La Châtaigneraie. Le phénomène n’est pas nouveau mais assez exceptionnel cette saison-ci. Installé depuis 2006, le céréalier termine sa conversion bio sur ses 110 ha. « J’ai toujours eu des soucis avec les corvidés mais mon changement de système rend mes cultures plus appétentes et vulnérables ». Ses terres bordent une zone urbaine (certaines sont en cœur de ville) et des peupleraies hébergeant des corbeaux jouxtent ses cultures. Un contexte idéal pour ces 'nuisibles'...
Des anecdotes de champs littéralement assiégés, Tony en a une série complète en plusieurs épisodes à raconter. Un matin dès 6h il découvre 2.5 ha de tournesol mangés au tiers alors qu’il avait quitté sa parcelle à 21h30 la veille... Ailleurs les oiseaux ont attendu le quatrième lever du soleil pour rafler l’intégralité des semis de maïs. Tony ne s’étonne plus des appels des amis qui embauchent à l’aube : « ton champ est tout noir ! ». Il y aussi ce bout de terrain semé trois fois, mangé trois fois. «J’étais naïf ! », en rigole aujourd’hui l’agriculteur qui a abandonné le tournesol dans certains endroits enclavés.

« Si je ne fais rien, je n’ai plus rien »

Mais Tony n’est pas du genre à ne croire qu’il ne lui reste que l’espoir : « si je ne fais rien, je n’ai plus rien ». Alors il fait ! Le Châtaigneraisien s’est progressivement équipé jusqu’à devenir expert du sujet et gagné en efficacité. Dans son artillerie anti-corvidé il compte : un canon à gaz à détonation multiple, neuf épouvantails, trois effaroucheurs sonores, un permis de chasse, un agrément de piégeur, des tentatives de semences à base d’épices... et des tournées quotidiennes dès 5h dans les champs.

  • Lire l'intégralité de ce reportage dans la Vendée agricole du 13/12/2019

Source Agri85

Publié par Noëlla BOUGRET

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