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Loire-Atlantique - Terrena veut se recentrer et se différencier

Catherine Perrot

Loire-Atlantique - Terrena veut se recentrer et se différencier
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L’année 2018 de Terrena a été une année de transition vers des lendemains meilleurs. Le groupe coopératif poursuit le renouvellement de son modèle, ayant la chance de pouvoir compter sur sa solidité financière.

Pour les trois représentants de Terrena réunis ce 23 avril devant une quinzaine de journalistes, l’exercice de la conférence de presse de présentation des résultats, est une première : Olivier Chaillou a succédé à Hubert Garaud à la présidence du groupe il y a quatre mois ; Philippe Grié, le directeur des ressources humaines et de la communication, assure l’intérim en tant que directeur délégué à la direction générale depuis février, et Guillaume Serizay est arrivé en tant que directeur administratif et financier en mars dernier.
Une coop résiliente dans un environnement perturbé
Brosser le tableau d’un groupe tel que Terrena, avec ses 21 500 coopérateurs, ses 1000 élus, ses 14 000 salariés, ses 63 sites d’implantation, n’est pas aisé. Du point de vue des chiffres, on retiendra un léger repli du chiffre d’affaires à 4,9 Md € (5,1 en 2017), lié essentiellement à la sortie du périmètre de Doux et des activités grand public, une progression de l’Ebitda à 99 M€ (77 M € en 2017), mais un résultat net qui reste négatif. « Les fondamentaux financiers sont maîtrisés », assure cependant Guillaume Serizay, tandis qu’Olivier Chaillou estime qu’une nouvelle fois, « Terrena démontre sa capacité de résilience dans un environnement agricole et agroalimentaire marqué par des mutations profondes ».
Après Doux
Selon le président, l'année 2018 se révèle une année de transition, après une année 2017 très difficile, avec notamment l'épisode Doux. « Grâce à l'effort de tous les partenaires, 900 emplois sur les 1200 ont été sauvegardés ». Même désengagé de Doux, Terrena reste un acteur majeur de la volaille : Galliance est le numéro deux français. Cette branche, toujours convalescente, va bénéficier d'un plan d'investissement, notamment au profit des gammes bio et Nouvelle agriculture (NA), qui, sans être majoritaires au sein du pôle, sont celles qui connaissent le meilleur développement. Les PAI (Produits alimentaires intermédiaires) sont également un secteur en croissance que Terrena veut investir.
Viande bovine : ne pas continuer seuls
Autre pôle qui connaît encore des difficultés, celui de la viande bovine. Elivia a fait l'objet de mesures de restructuration, avec des fermetures de sites, mais surtout des modernisations et rationalisations. Sur ce marché de la viande bovine, dont la consommation décroit depuis 10 ans (seule exception, une hausse en 2018, liée au steak haché en restauration hors domicile), les dirigeants de Terrena savent qu'ils ne feront pas l'économie « d'une remise à plat du système ». En clair : il faut produire davantage en fonction des marchés,–et le marché, en ce moment, veut du steak haché–, et aller chercher de la croissance à l'export.
Terrena est peu présent à l’export, mais son partenaire irlandais, Dawn meats, en est un expert. Ce partenariat est en cours de re-discussion, le rachat d’Elivia par Dawn meats étant une sérieuse option. Terrena ne souhaite pas continuer seul dans ce domaine estimant pouvoir apporter à cette union ses produits de qualité et notamment toute son activité de cheville (secteur qui fonctionne bien, mais qui reste limité). Le succès de ses stratégies d’union dans d’autres domaines (notamment sa branche laitière, dans le cadre de Laïta) conforte le groupe dans ce projet de ne pas aborder seul les mutations du marché de la viande bovine.
Végétal spécialisé : créateur de valeur
Le pôle végétal spécialisé est quant à lui le bon élève du groupe, avec notamment son activité vins, qui réussit le tour de force de ne pas faire plus de volumes, mais plus de valeur ajoutée. Là encore, pas de secret : une évolution de l’offre en fonction de la demande des marchés pour des produits garantissant un meilleur respect de l’environnement (HVE notamment), ou pour des vins sans sulfites ajoutés.
Enfin, lors de cette conférence, les responsables a martelé que le pôle amont de Terrena, restait son cœur de métier et sa priorité. L’année 2018 a été celle de la fusion officielle des trois entités, Terrena, Terrena Poitou et la CAM, et l’occasion de renforcer la proximité et l’ancrage du groupe, avec une nouvelle organisation territoriale.
Dans chaque territoire le même objectif : créer de la valeur ajoutée malgré les incertitudes des politiques et des règlements, malgré la volatilité des prix des matières premières, malgré la pression exercée par les acheteurs (sur lesquels les effets de la Loi Egalim ne se font pas sentir). Cette création de valeur peut se faire via le développement des produits différenciés (gammes NA et bio), mais aussi à travers des accompagnements et des conseils destinés à accroître la performance technico économique des adhérents.
Plus d’information dans votre édition du 26 avril de Loire-Atlantique agricole
 

Source Agri44

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Commentaires 3

Justine de Loire

Très belle com du nouveau Président...
"Le pôle végétal spécialisé est le bon élève, avec son activité vins" : le nouveau Président n'en est que l'ancien responsable de ce pôle...
"[le vin] qui réussit le tour de force de ne pas faire plus de volumes, mais plus de valeur ajoutée" : une belle façon de dire que le chiffre d'affaires du vin baisse significativement plus que le secteur lui même... pour une rentabilité bien plus faible qu'il y a 5 ans quand le chiffre d'affaires était la moitié de ce qu'il est aujourd'hui. Et avec 40 millions d'€ rajoutés sur la table en 4 ans dans le vin! Pas un banquier ne suivrait un tel business model avec de tels résultats.
En attendant, les adhérents - viti ou non- et les salariés souffrent et partent...

viande

21500 coopérateurs et 14000 salariés, ça fait 1.5 exploitant pour 1 salarié: la restructuration à faire au niveau du personnel nos élus (?) ne veulent pas la faire mais les futurs partenaires ( en clair les repreneurs) eux le feront et adieu à la maitrise de nos productions et nos parts sociales puisque les capitaux seront transférés à l'étranger.

oseille


vous pouvez en parler de terena ,moi j'y ai laissé plus de 5000 euros de parts sociales en partant à la retraite ils ne paieront jamais vous trouvez ça normal ,il peuvent avoir une bonne santé financiere pensent t ils à nous ,ils n'en ont rien à faire ,meffiez vous de cette entreprise vous ferez comme moi vous ressortirez plumé et ils vous répondent estimez vous heureux on aurait pu vous demander le double de vos parts sociales pour boucher les trous de l'entreprise à bon entendeur salut

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