SCS Hoste : du conventionnel au bio, le triage des semences s'adapte au marché

T.Guillemot

SCS Hoste : du conventionnel au bio, le triage des semences s'adapte au marché
Olivier Hoste : « avec cette porte ouverte, nous souhaitions faire découvrir à nos clients agriculteurs et intermédiaires (négociants et coopératives) les nouveautés dans lesquelles nous avons investi pour relever les nouveaux défis et les nouveaux marchés. - © TG

De 20 t l'année de sa création en 1988, la SCS Hoste traite désormais 4 000 t par an avec un parc de 6 machines. « Nous sommes aussi bien dans le conventionnel que dans l'agriculture biologique », précise Olivier Hoste, directeur de l'entreprise (créée par son père) qui ouvrait ses portes, vendredi dernier, à Bourguébus (14).

Contact
Lieu-dit La Hogue
14540 Bourguébus
Tél. 02 31 23 10 13
www.scs-semences.com

>> Vous avez mis le pied dans l'agriculture biologique l'an dernier. A quoi ressemble ce marché ?
On distingue deux marchés dans l'AB. Tout d'abord celui de la semence avec un agriculteur bio qui souhaite resemer le fruit de sa récolte : blé, orge, féverole, pois...
Une récolte dans laquelle on retrouve plusieurs espèces mélangées. On leur propose donc, grâce à un trieur de type alvéolaire, de bien séparer les graines de différentes tailles, de différentes formes pour aboutir à une semence propre, prête à l'emploi. On peut même y additionner un biostimulant qui va activer et améliorer le développement racinaire de la plante.
Le second marché, c'est l'agriculteur bio qui stocke ses céréales à la ferme. Le tas contient souvent des mauvaises herbes, de la verdure, des cailloux, voire des insectes, et il peut chauffer. Nous avons donc investi dans une nouvelle machine de tri qui permet de séparer tout cela garantissant ainsi une excellente conservation.
>> Quelle est votre zone d'activité et comment s'organisent les chantiers ?
En AB, nous allons de Cherbourg à Poitiers et de Caen à Paris. Concrètement, c'est Marie qui organise d'une semaine pour l'autre le planning des tournées en fonction de la demande des agriculteurs. Il n'y a pas de volume minimal mais nous pratiquons un tarif dégressif en fonction de ce volume.
>> Ce marché de la bio, il est en pleine expansion ?
Il faut relativiser les choses. Il ne représente que 10 % de notre activité mais croit cependant de 10 à 15 % par an.
Parallèlement, de nouveaux métiers apparaissent. Je pense particulièrement à l'agriculture de conservation. Nous restons là dans le conventionnel mais avec des associations comme le méteil, un mélange de céréales et de protéagineux que nous sommes capables de nettoyer et séparer après la récolte.
Nous nous adaptons sans cesse aux nouvelles demandes de l'agriculture.

Source l'Agriculteur Normand

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