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Tersons aubrac : l’évènement pierrefortais fait revivre les traditions paysannes

15 UNION DU CANTAL

Éleveurs, bouchers, restaurateurs, office de tourisme, animatrices... préparent la 20e édition ; le jour de la fête,  ils pourront compter sur une bonne quarantaine de bénévoles sur le pont.

Dimanche 7 avril, la star de la fête ce sera elle : la race aubrac, à l’occasion de la 20e éditiondes Tersons. Une grande fête de terroir qui célèbre l’élevage et les traditions pascales. 

Avec Jean Todt

Le président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) sera de retour sur ses terres natales. Attendu à Aurillac dès le vendredi 5 avril pour célébrer les dix ans de la marque “Cantal Auvergne”, Jean Todt fêtera un autre anniversaire : les 20 ans des Tersons aubrac qu’il a promis d’inaugurer le dimanche à 12 h 30. Né le 25 février 1946 à Pierrefort, une rue de la cité porte son nom depuis 2009. 

“A vant, on disait, gagner son pain ; puis, on a dit gagner son bifteck...” Petit rappel de Claude Rouchès, éleveur à Pierrefort, pour comprendre d’où vient la tradition, celle d’une époque - pas si lointaine - où l’on ne consommait pas de la viande rouge tous les jours. “On préparait les bœufs gras en période de jeûne et de carême. Le temps que la viande mature et le bœuf de Pâques était prêt”, précise Robert Bos, qui copréside l’association Tersons aubrac du pays pierrefortais, aux côtés de ClaudeRouchès. Voilà qui explique notamment pourquoi la fête pierrefortaise n’est pas toujours exactement à la même date. Elle se cale sur le calendrier pascal, deux semaines avant la célébration de Pâques. Autres traditions auxquelles on tient, celles qui entretiennent un lien fort avec le territoire : donc ici, on ne parle que de race aubrac, pure ou croisée. Et ce sont ces jeunes animaux qui seront une nouvelle fois au cœur de la fête, avec une vente aux enchères qui s’avère une des animations les plus attendues.

33 animaux en vente

“Des bêtes de trois à six ans, issues d’élevages locaux qui pratiquent une agriculture raisonnée adaptée au territoire, qui respecte le cycle des saisons ; des animaux nourris à l’herbe, capables de fournir une viande de qualité”, insistent les co-présidents. Au total, ce sont 33 animaux qui seront exposés, avant d’être achetés par des bouchers de Pierrefort, de Saint-Flour, du Nord-Aveyron ou même du Sud de la France, comme on en a déjà croisés, venus du Gers ou de Nîmes. Le volet gastronomique se décline aussi sur place, avec un large panel de produits locaux présentés autour d’un marché du terroir, des découvertes gourmandes promises par les confréries toujours plus nombreuses (et très viticoles cette année...), ainsi que des dégustations de plats cuisinés à l’espace du goût le bien nommé, avant le partage d’un aligot géant(1). “De la musique aussi”, promettent les organisateurs en se félicitant de la venue de plusieurs groupes, en particulier de la Bourrée de Paris qui, après avoir animé le repas d’anniversaire le samedi soir (voir ci-contre), sera présente tout au long de la journée de dimanche, ainsi que- dans un style banda - la Ganelette de Maurs. Des formations musicales qui accompagneront aussi le défilé des animaux et des confréries, annoncé autour de 16 h 30. Au regard d’un programme varié, toujours attractif et ponctué de nouveautés, la 20e édition devrait être réussie. Reste le critère météo, forcément déterminant. Mais le plus important n’est pas là, comme le rappelle l’association organisatrice : “Nous, ce que l’on veut, c’est que les gens soient satisfaits, qu’ils aient passé un bon moment et aient envie de revenir.” R. Saint-André(1) Tous les restaurateurs locaux jouent aussi le jeu d’un repas de terroir. 

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