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Une seconde jeunesse pour la Cadac

15 UNION DU CANTAL

Bernard Tourdes avec les recrues : Emmanuel Estèves, Mathieu Panis et Davy Chanet.

Une équipe fortement rajeunie à la tête de la coopérative cantalienne d’amendements calcaires et de sa filiale de travaux publics.

Créée en 1949 au sortir de la guerre pour contribuer au développement de l’agriculture cantalienne à l’initiative de pères fondateurs dont le président Balthazar, relayé plus tard par Raymond Bennet, la Cadac s’est offerte pour ses 70 ans une deuxième jeunesse. Pas de lifting ni de cure de Botox mais des ressources humaines largement rajeunies avec l’arrivée au 1er avril d’un tout jeune directeur Emmanuel Estèves, et d’un conducteur de travaux en la personne de Mathieu Panis qui, à eux deux, cumulent à peine le demi-siècle. Deux recrues précédées en janvier 2018 du remplacement de “l’incontournable” André Rigoux, alias “DD”, par Davy Chanet, par ailleurs responsable de production et commercial de la coopérative d’amendement calcaire. “On a fait le choix de la jeunesse, d’avoir des gens qui aiment le pays, qui se fiancent avec le territoire et se marient avec l’entreprise”, a imagé Bernard Tourdes, président de la Cadac et de sa filiale de travaux publics la SA-TPA, à l’occasion d’une sympathique cérémonie de présentation de cette nouvelle équipe vendredi 14 juin, entouré d’administrateurs, clients, partenaires, élus,... L’entreprise coopérative, forte de 30 salariés, affiche ainsi aujourd’hui une moyenne d’âge de 39 ans seulement. Avec pour nouveau chef de file, Emmanuel Estèves, ingénieur en génie civil après une formation par la voie de l’alternance au sein de la société Soulier, où une fois embauché, il a mené différents chantiers de gros œuvre notamment. S’il découvre le milieu agricole en rejoignant la Cadac, c’est “avec beaucoup d’intérêt”, précise-t-il.

“Être performant dans chacune de nos activités”

Sa feuille de route : poursuivre l’essor sur l’activité TP et démolition(1) à travers des chantiers tels celui de la Vitrine médicale, en cours sur Aurillac, mais aussi d’être davantage présent sur les projets agricoles, qu’il s’agisse de terrassements, d’implantations de clôtures, parcs de contention, d’aménagement de points d’abreuvement, comme ceux réalisés régulièrement sur les estives de la Coptasa, fidèle partenaire de la Cadac. “Il faut qu’on soit davantage performant dans chacune de nos activités, qu’on arrive à un certain niveau d’excellence”, trace Emmanuel Estèves. Ce dernier aura aussi à orchestrer la prochaine mise aux normes des carrières de la coop. dont le coût pourrait avoisiner les 300 000 € : agrandissement du bâtiment de la carrière calcaire de Saint-Paul-des-Landes, complément au dossier d’exploitation de sa petite sœur de Taussac (Nord-Aveyron, acquise en 2016) avec extension de la surface exploitée, renouvellement du dossier d’exploitation de la carrière de basalte de Brommat en 2021. Sur l’activité travaux publics, le directeur sera épaulé par Mathieu Panis. Originaire de Freix-Anglards, le jeune homme, titulaire d’un bac pro travaux publics complété d’une formation de géomètre-projeteur, a débuté sa carrière en apprentissage dans une petite entreprise de TP jussacoise avant un intérim chez Chavinier. Il a ensuite rejoint la Ville rose pour évoluer en tant que géomètre-projeteur pour l’optimisation des travaux sur de gros chantiers de terrassement. Suivra une expérience d’un an, toujours à Toulouse, dans le secteur des BTP, cette fois dans le domaine des études de prix. Mathieu n’a pas résisté à l’appel du pays, quand il a eu vent du poste proposé par la SA-TPA où il évolue comme conducteur de travaux sur le secteur Aurillac, Nord-Aveyron et Lot. D’ores et déjà, il supervise un chantier de clôture d’un domaine forestier sur Chanterelle, un projet de stabulation sur Lacapelle-Viescamp,...

Carrières : gérer en bon père de famille...

En intégrant la Cadac, Davy Chanet a lui renoué avec le secteur de l’agriculture : titulaire d’un BTS Acse, il a d’abord mis ses compétences commerciales au service de l’entreprise Jambon à Murat puis de PMD (Porc montagne développement) avant de s’orienter dans le milieu assurantiel chez Axa. Entré à la Cadac il y a 18 mois, il a eu un peu le rôle “de grand frère” auprès des jeunes recrues, “rôle pleinement assumé”, s’est félicité Bernard Tourdes. Après avoir rappelé les dates clés du développement de la coopérative (lire ci-dessous), le président a mis en avant la multitude d’activités et de métiers au sein de l’entreprise basée à Reilhac en insistant notamment sur les travaux au service de l’agriculture : terrassements, clôtures, captages, installations de contention en net essor, tout comme l’activité bois énergie avec trois pelles équipées de cisailles pour des chantiers d’élagage aussi bien au service des particuliers que des agriculteurs. Elle travaille également avec des coopératives forestières telles Unisylva et la CFBL en Limousin. Quant à la mission originelle, l’amendement calcaire, la Cadac compte bien préparer l’avenir, la carrière du Puy de Toule à Saint-Paul-des-Landes “ayant encore un potentiel de 25 ans, soit une génération. Par conséquent, il faudra s’étendre”, a déclaré Bernard Tourdes. Faisant valoir un calcaire broyé complètement en phase avec les attentes de l’agriculture cantalienne : plus extensive, moins demandeuse d’engrais et tournée vers des produits naturels. “Notre calcaire colle bien à ce marché”, a conclu le président.

(1) On doit à la SA-TPA, entre autres, la déconstruction de la tribune du stade Jean-Alric à Aurillac, de la friche du Diamant vert, d’Aldi Aurillac,...

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