Vendée - Carte de Greenpeace : le préfet de Vendée réagit

Delphine BISSON

Vendée - Carte de Greenpeace : le préfet de Vendée réagit
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Suite à la publication, par l'association Greenpeace, d'une carte avec la liste des élevages soumis à la directive sur les émissions industrielles (IED), le préfet de la Vendée apporte des précisions en ce qui concerne le département de la Vendée.

Au regard des réactions suscitées dans la presse locale, le préfet tient à apporter les précisions suivantes :

  • cette liste a été extraite de la base des données des installations classées publiée sur le site du Ministère de la transition énergique, répondant à une obligation légale de publication des installations soumis à autorisation et à enregistrement.
  • ces données concernent une grande variété d’établissements agricoles.

La taille moyenne des élevages de poules pondeuses en Vendée s’établit à 19 000 poules soit 10 fois moins que les 185 000 cités dans l’exemple par cette association. S’agissant de l’élevage des porcs, elle s’établit à 1 100 animaux par élevages soit 24 fois moins que les 26 000 dans l’autre exemple cité par cette association. 
 
Dés lors, il apparaît inapproprié de considérer toutes les installations agricoles recensées comme des «fermes-usines », ce terme renvoyant à des élevages de taille bien supérieure.   
Il s’agit, en Vendée, d’élevages à taille humaine et pour l’essentiel d’exploitations familiales. 
Le préfet met en garde par avance contre toute interprétation de ces données qui assimilerait ces élevages vendéens à des « fermes-usines » et contre les mises en cause qui en résulteraient.
A la demande du préfet, les forces de police et de gendarmerie sont d’ores et déjà mobilisées pour prévenir toute intrusion dans les exploitations agricoles concernées.  

  • Réactions de Christelle Morançais, présidente du Conseil régional des Pays de la Loire qui s’indigne des méthodes de Greenpeace :

"Dernièrement, Greenpeace a lancé une campagne infâme envers nos agriculteurs en recensant sur une carte les fermes de notre région qui ne correspondent pas à sa vision du modèle agricole, et en les qualifiant même de manière péjorative de « ferme – usine ». Cette méthode est intolérable et injuste. 

Intolérable sur la forme tout d’abord. Qui sont ces gens pour harceler, pour juger, pour stigmatiser des hommes et des femmes qui ne font que leur métier, dans le respect des traditions et de l’identité agricole de notre pays ? Qui sont ces gens pour casser encore davantage des hommes et des femmes qui croulent déjà sous les normes et les charges ? Cette action de délation gratuite et sans fondement est indigne d’une organisation internationale comme Greenpeace. 

Injuste ensuite sur le fond puisque l’ensemble des exploitations nommées par Greenpeace respecte le cadre règlementaire des installations classées. Que les membres de Greenpeace à l’origine de cette campagne frauduleuse apporte aujourd’hui des preuves concrètes de ce qu’ils avancent. Ils ne le pourront simplement pas. Greenpeace cède, pour des raisons essentiellement idéologiques, à la tentation de la calomnie. Cela est inqualifiable. 

Ces opérations de dénigrement systématique, de la part de Greenpeace, mais aussi de d’autres associations anti-viandes qui parfois agissent de manière totalement illégale, doivent cesser afin de laisser nos agriculteurs faire leur métier le plus sereinement possible. "

Source Agri85

Publié par Delphine BISSON

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