Ariège: le nombre d'indemnisations liées aux attaques d'ours a presque doublé en 2018

Ariège: le nombre d'indemnisations liées aux attaques d'ours a presque doublé en 2018

Le nombre de demandes d'indemnisation pour des dommages liés aux ours a pratiquement doublé en 2018 en Ariège, où les opposants à la présence de l'ours dans les Pyrénées sont particulièrement virulents, selon un communiqué de la préfecture publié jeudi.

"Le bilan de la saison 2018 est ainsi de 448 dossiers dommages effectués", dont "428 ont fait l'objet d'une indemnisation", précise la préfète de l'Ariège Chantal Mauchet. A titre comparatif, "les chiffres pour l'année 2017 étaient de 265 dossiers dommages effectués", soit une augmentation de près de 70%. Les années précédentes faisaient état d'encore moins d'agressions:  depuis 2012, le nombre de dossiers déposés en préfecture oscillait entre 143 et 174. Fin août, la Confédération paysanne avait déjà déploré un nombre "record" d'attaques d'ours sur les troupeaux en Ariège, dénonçant dans un communiqué la "politique de l'autruche". Cependant, le rapport de la préfecture montre que le nombre d'animaux indemnisés, lui, s'est stabilisé entre 2017 et 2018 (passant de 689 à 645 bêtes). Il avait triplé de façon inédite l'année précédente (689 animaux indemnisés en 2017 contre 228 en 2016), alors qu'il était relativement stable depuis 2012 (environ 240 bêtes indemnisées par an). 

En 2018, les attaques ont donc été plus fréquentes qu'en 2017, mais ont touché un plus petit nombre de bêtes à la fois. Quatre-vingt-dix-sept pour cent des animaux touchés étaient des ovins (625 sur 645 animaux) et 2% des bovins (14 en 2018), le reste se partageant entre divers animaux (2 équins, 3 chiens, 1 chèvre).  Depuis 2012, le nombre d'ours évoluant dans la région centrale des Pyrénées est passé de 22 à 44 bêtes, selon le rapport annuel 2017 du réseau ours brun. Les chiffres pour 2018 ne sont pas encore disponibles, mais une probable augmentation est à prévoir, puisque deux ourses brunes slovènes ont été relâchées début octobre dans les Pyrénées-Atlantique, département proche de l'Ariège, pour sauvegarder l'espèce menacée d'extinction en France. 

La Confédération paysanne avait déploré dès août un plan ours 2018-2028 "bâti sans concertation". Le 14 septembre 2017, une vidéo intitulée "chasse à l'ours" avait été diffusée sur les réseaux sociaux dans un climat tendu à la suite de la mort de près de 300 brebis. On y voyait, de nuit, un groupe de 25 personnes aux visages masqués par des cagoules noires et fusil de chasse à la main. Les participants annonçaient entrer en "résistance active contre les agents de l'État" et "rouvrir la chasse à l'ours" en Ariège. Deux membres du groupe avaient tiré des coups de feu.

Source AFP

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Commentaires 3

nina

voila le resultat du lacher de ces ours, chevaux tombes dans un ravin , et attaque de moutons, bravo les ecolos , on a du carburant gratuit pour les deposer en elico, c est une honte,les chasseurs vont voir aussi leurs gibiers disparaitre , donc plus de chasse , ils se mettent une balle dans le pied vu que c est onc qui transportent ces indesirables

livo32

Ils ont belle mine la confédération ! Lors des premiers lâchés, ils prétendaient qu'il n'y avait pas de problème entre l'ours et le pastoralisme.

baba

Plutôt que de taxer les carburants pour trouver de l'argent, je pense que l'Etat ferait mieux
de supprimer les ours qui coûtent des centaines de milliers d'euros et de laisser tranquille
les bergers des pyrènnées. Tout le monde y serait gagnant et la paix des campagnes assurée.

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