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La lutte contre les taupes : un enjeu économique et sanitaire. Une forte présence cette année

Aurélien LEGRAND – Farago Creuse – www.faragocreuse.fr et Dr Didier GUERIN – GDS Creuse – www.gdscreuse.fr

La lutte contre les taupes : un enjeu économique et sanitaire. Une forte présence cette année

Détaupisation => En zone herbagère, la taupe représente un enjeu économique et sanitaire demandant une approche spécifique. Le début du printemps est stratégique pour intervenir, notamment cette année avec une forte présence observée.

Les méthodes de lutte contre les taupes

La lutte contre les taupes : un enjeu économique et sanitaire. Une forte présence cette année

Pour une lutte efficace, oublions les méthodes basées sur la strychnine interdite ou sur d’anciennes et fausses croyances comme l’hémophilie de la taupe. Investissons dans des systèmes efficaces, agréés et reconnus.

Le piégeage, une méthode ancienne, toujours d’actualité

Réalisée grâce à des pièges pince, des tubes ou autres pièges, cette technique est employée depuis longtemps. Elle impose une connaissance du « terrain » pour un placement adéquat des pièges et une disponibilité de temps pour la pose et le suivi. Le piégeage demande au moins un relevé quotidien et un changement d’emplacement si la taupe a repéré le poste de piégeage.

Le phosphure d’hydrogène (PH3) : une solution fiable et rapide

La dernière, la plus récente et la plus réalisable sur une grande surface est l’utilisation d’un gaz, le PH3. La méthode consiste à introduire dans les galeries des générateurs de gaz sous forme de pastilles qui, réagissant avec l’humidité du sol, forment des bouchons de PH3 allant jusqu’à 1 mètre. Quand la taupe passe dans ces bouchons, elle s’asphyxie et meurt. L’efficacité est de l’ordre de 80 à 90 %. Malgré sa présence à l’état naturel, mais sans risque car à concentration faible, le gaz PH3 est très toxique et par conséquent son utilisation est réglementée. Seuls les applicateurs certifiés et les entreprises agréées peuvent utiliser ces spécialités.

Une question nous est souvent posée : est-ce de la taupe ou du campagnol terrestre ? Une observation de l’évacuation des déblais permet de répondre. Pour la taupe, la répartition des taupinières se présente souvent en lignes avec des puits verticaux et un diamètre des galeries permettant le passage de 2 à 3 doigts. Pour le campagnol terrestre, on observe une répartition homogène des « taupinières » par taches avec des puits obliques et un diamètre des galeries permettant le passage de 3 doigts.

La gestion rationnelle des exploitations implique de prendre en compte tous les facteurs pouvant entraîner des atteintes, en quantité et qualité des fourrages. En zone herbagère comme la nôtre, les dégâts dus aux taupes contituent une composante essentielle.

Des impacts économiques et sanitaires importants

La taupe suit ses proies constituées à 90 % de vers de terre. Au printemps, l’augmentation de ses besoins (période de reproduction) et la présence en surface des lombrics (période humide) font que les galeries de chasse vont être plus nombreuses et peu profondes, d’où une prolifération des taupinières. Chacune faisant de 30 à 50 cm de diamètre, multiplié par le nombre, la perte en herbe devient conséquente. Le préjudice peut aller de 5 à 30 % de la surface, voire 50 % (certains enclos à moutons). Les récoltes de foin et d’ensilage sont de moins bonne qualité, la présence de terre entraînant des moisissures et la présence de butyriques avec des conséquences sanitaires. Les dégâts matériels peuvent être importants (usure des outils de récolte des fourrages, bris de glace…). La perte totale due aux taupes peut atteindre 50 €/ha sur une exploitation.

Le début du printemps, une phase stratégique d’action, une prévention de l’infestation par les campagnols

La biologie de la taupe, la météorologie et la végétation font que le début du printemps constitue une période stratégique d’action. Réaliser les interventions avant la pousse de l’herbe permet de faciliter le traitement. Effectuer un suivi annuel aide à la maîtrise des populations et permet une prévention de l’infestation par les campagnols terrestres, ceux-ci empruntant au départ les galeries des taupes.

Farago Creuse avec son équipe qualifiée et expérimentée à votre disposition

Farago Creuse, structure agréée et certifiée, dispose de 6 techniciens certifiés pour intervenir. En agriculture, la lutte est réalisée sur de grandes surfaces avec des taux d’infestation variables. Pour des coûts maîtrisés, Farago Creuse vous propose un système collaboratif avec l’intervention possible d’autres personnes placées sous la responsabilité du technicien. Le passage de la herse, une semaine avant l’intervention, permet de distinguer les taupinières fraiches et, ainsi, d’accroître les résultats et de limiter les frais.

En cas d’infestation par les taupes, n’attendez-pas, contactez-nous

La lutte contre les taupes fait partie de la gestion des surfaces fourragères dans une exploitation. Des solutions fiables et rapides existent. L’utilisation du gaz PH3 a montré son efficacité. Pour être efficiente, une action importante est nécessaire au départ et demande un suivi annuel régulier. Comme pour toute action de prévention, le résultat sera renforcé par une implication collective des éleveurs d’une zone. Vue l’impact sanitaire défavorable que peut représenter la taupe, GDS Creuse s’investit dans cette mission via sa filiale de services Farago Creuse. Comme pour les autres secteurs, elle met à votre disposition les produits (pièges, PH3 pour les structures agréées) ou le service (intervention d’un technicien : piégeage ou utilisation du PH3). Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter et venez nous rencontrer lors de notre journée « portes ouvertes » de ce 9 mars.

La lutte contre les taupes : un enjeu économique et sanitaire. Une forte présence cette année

La taupe : une parfaite adaptation à la vie souterraine.

Adulte, la taupe est longue de 12 à 16 cm et pèse de 60 à 120 g avec une femelle plus petite que le mâle. C’est un animal fouisseur, au corps cylindrique avec une queue courte (2 à 4 cm), au cou peu marqué, aux « mains » développées en forme de pelle et armées de griffes. La fourrure, constituée de poils perpendiculaires à la peau, lui permet de progresser dans les galeries sans se trouver à « rebrousse-poil ».

Une préférence pour les prairies ou les terrains forestiers (de feuillus)

Partout présente en Europe, la taupe fréquente des habitats variés avec une préférence pour les prairies ou les terrains forestiers. Elle évolue dans un réseau de galeries situées à moins de 15 cm de profondeur mais pouvant s'enfoncer jusqu'à 50 cm. Une partie de ce réseau est quasi-permanente et empruntée par des générations de taupes. En général, elles ne sont pas jalonnées de taupinières ; le tracé existant de longue date, l'animal n'a plus de terre à évacuer. Les « galeries de chasse », temporaires, ne sont creusées et parcourues que par un seul individu et ne sont pas réutilisées. Lorsqu'elle creuse ses « galeries de chasse », la taupe évacue les déblais sous forme de taupinières. L'ensemble du réseau a une longueur de 100 à 200 m. Sa capacité de fouissage est d'environ 20 m par jour. Uniquement carnivore, ses besoins alimentaires sont élevés, environ son propre poids de nourriture par jour, dont plus de 90 % sont représentés par des lombrics. Une ouïe, un sens tactile et un odorat très développés pallient une vue déficiente. La femelle met bas au printemps, une portée annuelle de 3 à 4 petits. Sa longévité est de 3 ans.

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