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« Le sanitaire… j’adhère ! ». Pour les équidés… aussi !

Dr Boris BOUBET

« Le sanitaire… j’adhère ! ». Pour les équidés… aussi !

Section équine => L’élevage d’équidés est historiquement moins encadré que celui des autres animaux d’élevage. Cependant, les risques sanitaires existent et la réglementation s’étoffe.

La section équine GDS Creuse

« Le sanitaire… j’adhère ! ». Pour les équidés… aussi !

Créée en 1996 face aux épisodes de MCE survenus en Creuse de 1996 à 1998, la section équine de GDS Creuse a été historiquement consacrée à la lutte contre la MCE et l’AVE.

Une aide aux analyses et à la vaccination grippe

Elle propose désormais une prise en charge de 50 % des frais d’analyses (AVE, MCE et AIE, en cas d’avortements, analyses parasitaires) et une aide à la vaccination grippe. L’adhésion est individuelle avec une cotisation forfaitaire par éleveur (15 €) et une cotisation par équidé de plus d’un an (7 €).

Une mutuelle équarrissage

Cette offre est complétée par la mutuelle équarrissage, ouverte à tous les détenteurs et avec un tarif préférentiel pour les éleveurs adhérents à la section équine GDS Creuse (par an et par équidé de plus d’un an, 10 € pour les adhérents et 15 € pour les non-adhérents à la section équine GDS Creuse). Après une période de carence d’un mois, tous les équidés cotisants bénéficient du remboursement à 100 % des frais d’équarrissage.

Cheval de sang, cheval de trait, poney, âne, les équidés sont nombreux en Creuse, que ce soit chez des professionnels ou des particuliers. Les besoins sanitaires évoluent et la section équine de GDS Creuse s’adapte.

Une population variée

La France compte plus d’un million d’équidés, avec une grande majorité de chevaux de selle et de course. Les chevaux de trait sont environ 60.000, détenus majoritairement par des éleveurs mixtes bovins-équins. Les effectifs sont en baisse constante, le nombre de naissances ayant été divisé par 2 en 10 ans. On observe la même tendance en Creuse avec un peu plus de 20 étalons et 300 poulinières de trait sur le département.

Dès le premier cheval, je me déclare

Avec les épisodes sanitaires récents, l’Etat a décidé de renforcer son contrôle sur cette filière. Tout équidé est à identifier avec une puce électronique et un signalement avant ses 12 mois. Il sera ensuite à enregistrer dans la base de données nationale et recevra un livret avec son numéro SIRE et un feuillet de traitement médicamenteux. Parallèlement, depuis juillet 2010, tout détenteur d’équidé, propriétaire ou non, a l’obligation de se déclarer auprès de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation. Le détenteur doit également tenir à jour un registre d’élevage où il enregistre les mouvements des animaux, les soins prodigués et les traitements administrés. A partir de 3 équidés, le détenteur doit déclarer un vétérinaire sanitaire bénéficiant d’un mandat sanitaire délivré par la DDCSPP du département de détention. Il est le plus souvent le vétérinaire traitant de l’élevage. Cette législation est détaillée dans le « guide du détenteur d’équidé » disponible sur le site de l’IFCE.

Pas de dépistages obligatoires…

Il n’existe pas de prophylaxie collective pour les équidés. Cependant, le dépistage de nombreuses maladies peut être demandé à l’occasion d’une saillie, d’une vente ou d’un transport. Parmi les plus courantes, on peut citer l’Artérite Virale Equine (AVE), la Métrite Contagieuse Equine (MCE) ou l’Anémie Infectieuse des Equidés (AIE). Les cahiers des charges étant propre à chaque club de race, renseignez-vous auprès de l’organisme concerné sur les analyses demandées.

…mais des vaccinations recommandées, voire obligatoires dans certains contextes…

Les chevaux sont très sensibles au tétanos et une protection s’impose dès le plus jeune âge. Ils seront ensuite vaccinés pour la grippe équine règlementairement obligatoire pour les rassemblements. Pour les éleveurs faisant de la reproduction ou participant à des rassemblements importants, il est fortement recommandé de vacciner les animaux contre la rhinopneumonie. Cet herpès virus provoque des troubles respiratoires difficiles à maitriser et également de nombreux avortements, souvent sous-diagnostiqués.

… et une gestion du parasitisme à réfléchir

Les chevaux sont sensibles principalement à deux familles de parasites, les strongles et les ténias. Pendant longtemps, on a multiplié les traitements, souvent de manière anarchique ou peu raisonnée, pensant éradiquer le parasitisme. Malheureusement, on constate aujourd’hui que cet emploi abusif de molécules a conduit à l’apparition de résistances de certains parasites vis à vis de certains antiparasitaires. Il est nettement préférable de raisonner ses traitements, en prenant en compte la mise en place de l’immunité, la gestion des pâtures et les résultats de coproscopies réalisées au bon moment. Pour les chevaux ayant accès aux zones humides, une vigilance est nécessaire par rapport à la grande douve, parasite opportuniste des chevaux et souvent difficile à diagnostiquer.

La fin de vie et l’équarrissage

Lors de la mort d’un équidé, l’enlèvement par les services de l’équarrissage est une obligation réglementaire. Ce service est payant et dépend du type d’équidé et du département d’enlèvement. A titre indicatif, le coût actuel pour un cheval de sang en Creuse est de 240 euros. L’éleveur peut appeler directement l’équarrissage et régler au chauffeur du camion ou déclarer la mort de son animal sur le site internet de l’IFCE et régler en ligne en bénéficiant d’un tarif mutualisé (231 euros pour un cheval). Cette charge financière est souvent ignorée des détenteurs, ce qui pose problème le jour de l’enlèvement.

Une section équine GDS Creuse qui évolue

Pour s’adapter aux nouvelles problématiques rencontrées, la section équine de GDS Creuse évolue en se diversifiant (cf. encadré) : aide aux analyses pour tous les équidés, aide à la vaccination grippe, mise en place d’une mutuelle équarrissage. Une plaquette détaillant les services est à votre disposition, retrouvez-la sur notre site dans l’onglet « boites à outils – autres espèces ». N’hésitez pas à venir vers nous pour de plus amples renseignements.

« Le sanitaire… j’adhère ! ». Pour les équidés… aussi !

Mixité bovins – équins

Le 5 avril 2018, à la Souterraine, la Chambre d’Agriculture Nouvelle-Aquitaine a organisé un colloque sur la mixité des troupeaux. L’association de chevaux et de bovins présente un intérêt sur plusieurs aspects.

Un impact favorable sur la gestion de l’herbe et du parasitisme

L’impact principal concerne la gestion de l’herbe et des pâtures. Le taux de refus tombe à 5 %, d’où un usage moindre du gyrobroyeur. Par ailleurs, les chevaux ne mangent pas exactement la même chose que les vaches. Ils préfèrent les graminées et l’herbe rase, favorisant une valorisation globale de la parcelle avec une amélioration de la diversité botanique. Il y a également possibilité de leur faire nettoyer les petites parcelles. On observe une consommation des larves et des œufs des parasites respectifs, d’où moins de traitements pour tout le monde. Seule l’infestation des chevaux par la grande douve peut poser ponctuellement problème. D’après des observations terrain, il semblerait qu’il y ait moins de campagnols terrestres du fait du piétinement toute l’année des parcelles.

Pas d’investissement complémentaire

Hormis l’achat des chevaux, cela ne nécessite pas d’investissement complémentaire. Les chevaux de trait sont très sensibles au courant électrique et respectent les clôtures. Ils passent l’hiver dehors en valorisant les repousses d’herbe et, si la densité est faible, ne dégradent pas les parcelles. Enfin, les chevaux rendent les vaches plus faciles à manipuler car une fois un cheval licolé, tout le troupeau suit.

Une mise à disposition de 1000 pouliches

La Société Française des Equidés de Travail propose une mise à disposition de 1.000 pouliches pour en faire des poulinières. Les pouliches sont placées contre 1 € par jour, tout le reste (alimentation, frais vétérinaires, saillies…) étant à la charge de l’éleveur. Les poulains seront rachetés par Equid’Export au tarif du marché.

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