Vives inquiétudes autour du projet d'accord commercial avec la Nouvelle-Zélande

Costie Pruilh

Vives inquiétudes autour du projet d'accord commercial avec la Nouvelle-Zélande
Aujourd'hui, la Nouvelle-Zélande ne cible pas les marchés européens car les droits de douane et les procédures administratives contraignantes protègent l'UE. - © Isabelle Pailler

Accord commercial de libre échange avec l'Océanie : l'UE veut conclure un accord pour des raisons geopolitiques. La filiere laitière europeenne n'a rien a y gagner et s'inquiète. Même si certains produits agricoles, dont le lait, sont considérés sensibles par la Commission. « C'est surtout la Nouvelle-Zélande qui inquiète, pointe Mélanie Richard, de l'Institut de l'élevage. Elle est plus compétitive, avec notamment un prix du lait bien inférieur en période de crise. »

Aujourd'hui, la Nouvelle-Zélande ne cible pas les marchés européens (3 % de leurs exportations) car les droits de douane et les procédures administratives contraignantes protègent l'UE. Si les droits de douane diminuaient fortement, la Nouvelle-Zélande aurait intérêt a exporter bien plus souvent du beurre (prix quasiment systematiquement inférieur au prix européen) et sans doute du cheddar. Pour les poudres, l'UE est plutôt compétitive.

« Un futur accord pourrait gommer les pics de prix a la hausse et accentuerait au contraire les baisses de prix. L'impact serait donc négatif pour les éleveurs européens. »

Enfin, l'Océanie étant un petit marche, la filière européenne n'a rien ay gagner, hormis la reconnaissance de ses indications géographiques protégées.

Source Réussir Lait

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