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« Numérique : des agriculteurs servis, pas asservis »

Raphaël Lecocq

L’agriculture numérique s’installe dans le quotidien des agriculteurs, avec le smartphone pour premier vecteur. Les objets connectés et les applis se démultiplient. On recense actuellement plus de 100 plateformes internet pour échanger, acheter, vendre, superviser, surveiller, monitorer, téléguider, tracer etc.

Les bénéfices du numérique dans la gestion quotidienne d’une exploitation prêtent peu à discussion. Mais face à une offre pléthorique d’objets connectés, d’applications mobiles et de plateformes internet, il est bien difficile de s’y repérer. Et quasiment impossible d’avoir un regard critique sur l’offre, dont on a parfois l’impression qu’elle outrepasse les besoins.

Il manque assurément des services d’évaluation et d’expertise de outils et solutions numériques. Cette mission d’évaluation et d’expertise, indépendante et sérieuse, les Chambres d’agriculture ont décidé de s’en emparer, aux côtés des agriculteurs. C’est ce que nous explique André Cascailh, directeur-adjoint de la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie, chef de service Innovation, recherche et développement, à l’occasion du Forum de l’agriculture digitale et durable, qui s’est tenu en début de semaine à Auch, dans le Gers.

La question suivante mérite aussi d’être posée : avec tous ces assistants numériques, le fonctionnement en réseau et l’émergence de communautés d’agriculteurs, quel rôle reste dévolu aux conseillers ?

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