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La sécurité de l’emploi, incohérence entre l'offre et la demande. Que démontrent les recherches ?

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Le bonheur au travail

Les évolutions récentes du marché du travail font apparaître un fossé entre les aspirations des demandeurs d’emploi et les offres qu’ils pourraient trouver. Alors qu’émerge un désir de sécurité et de stabilité, nous sommes au contraire en situation de précarité, de risque et de pénurie.

Constat sur le marché du travail

La sécurité peut être définie comme un état d’esprit confiant et tranquille qui résulte du sentiment, bien ou mal fondé, que l’on est à l’abri de tout danger. Depuis des décennies les salariés ont souhaité améliorer leur niveau de vie. Ils souhaitent maîtriser leur mode de vie. La sécurité de l’emploi, apparue au XXe siècle est une revendication visant à ce que les salariés conservent durablement leur emploi.
Si le rêve des futurs employés est d’obtenir plus de sécurité de l’emploi, pourquoi sur le marché du travail l’offre n’est pas adaptée à la demande ? La réponse se trouve du côté employeurs qui recherchent avant tout de la performance et non de la stabilité.

Sécurité de l’emploi versus performance

Et si la sécurité de l’emploi était paradoxalement la clé de la performance économique ? Parmi les composantes de la sécurité de l’emploi, il y a cet élément essentiel qu’est la propriété de son propre cadre de travail. La sécurité de l’emploi fait qu’un employé se sent propriétaire de son travail, des ressources qu’on lui confie, de l’allocation de son temps et de son périmètre de responsabilité.
Les recherches montrent que lorsqu’un individu se sent propriétaire de son travail et de son temps au travail, il contribue encore plus à la performance de son organisation.
Il apparaît alors deux moteurs de performance que sont la gratuité et l’altruisme: entraide, coups de main, partages d’informations, partages de réseaux… quand bien même toutes ces actions ne sont pas prévues dans le contrat de travail et, parfois même, peuvent aller à l’encontre de l’intérêt du salarié qui agit ainsi (contrainte de temps, conflits d’agenda, etc.).
C’est tout cet ensemble de petits dons quotidiens qui conduisent à la performance, lorsque tous les employés sont propriétaires de leur emploi et de leur temps et ainsi donnent de leur savoir et de leur temps à leur organisation: on ne peut donner que ce que l’on possède.

ICOOPA - O. ROPERT

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