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"Non à l’importation de semences de maïs ukrainiennes !"

Adèle Magnard

"Non à l’importation de semences de maïs ukrainiennes !"

L’association générale des producteurs de maïs (AGPM) s’insurge contre la proposition de la Commission européenne visant à octroyer l’équivalence aux semences de céréales produites en Ukraine, leur permettant ainsi d’être commercialisées sur le territoire européen. Une décision qui engendrerait un « risque réel de délocalisation d’une partie de la production », indiquent les producteurs.

Pour la Commission européenne, il s’agit d’une mesure « purement technique », ne nécessitant pas d’étude d’impact. « La Commission a examiné la législation ukrainienne applicable et a procédé à un audit des inspections sur pied et du système de certification des semences de céréales mis en place en Ukraine, indique-t-on à la Commission européenne. Il a été conclu que les exigences et le système en vigueur en Ukraine sont équivalents à ceux de l’Union et offrent les mêmes garanties que le système de l’Union ».

Une proposition qui apparaît « totalement inappropriée » pour l’association générale des producteurs de maïs (AGPM). « L’écart de compétitivité mettra inévitablement les réseaux de production en concurrence au détriment de la rémunération des producteurs européens et français, avec un risque réel de délocalisation d’une partie de la production », dénonce l’AGPM dans un communiqué. Les producteurs pointent du doigt les distorsions de concurrence entre les deux pays : « les agriculteurs ukrainiens bénéficient de normes de production qui ne sont pas celles de l’Europe, avec un accès à des produits phytosanitaires interdits, parfois depuis très longtemps dans l’UE comme l’atrazine », indiquent-ils. Avant toute prise de décision, l’AGPM demande donc la réalisation d’une étude d’impact sur les conséquences économiques et sociales.

La production de semences de maïs en France concerne 3 200 exploitations et couvre 65 000 ha en moyenne. Cette activité pourvoyeuse d’emplois « reste toutefois fragile et les multiplicateurs sont dans une situation économique difficile », note l’AGPM. Les derniers chiffres communiqués par la FNPSMS (Fédération Nationale de la Production des Semences de Maïs et de Sorgho), sur la base d’une étude commanditée à CER FRANCE, font état d’une dégradation des marges à la production depuis plusieurs campagnes, avec une marge brute moyenne 2018 qui atteint son niveau le plus bas depuis 2007. « Il est donc irresponsable de fragiliser encore plus cette filière en augmentant la concurrence avec des pays qui n’appliquent pas des mêmes règles du jeu », conclut l’AGPM.

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Commentaires 4

pigouille

On devrait délocaliser tous les fonctionnaires et les députés européens mais personne n'en voudrait !!!

tay

oh..

FUSEE6561

Si vous lisiez régulièrement la lettre agricole de Kiev vous n'auriez pas été surpris après l’achat ou la gestion je ne me souviens plus, de plus de 10 000ha de bonnes terres noires du tchernoziom par des sociétés obtentrices de semences de maïs ... demandez donc les quelles à Adème Magnard ? Française ? Américaine ? C'est vrai que depuis le départ du rédacteur IPF et vrai spécialiste agricole pour une direction métroploitaine, cette lettre de la direction du trésor, la dernière d'avril, est rédigée par ??? et relue par ??? qui sont des purs attachés aux finances !!!

dadad

c 'est rien c'est le monde d apres ukraine pour le mais , mexique pour autre chose....

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