Point des Marchés : La récolte française de maïs encore revue à la baisse

FranceAgriMer vient de baisser son estimation de récolte de maïs, comment expliquer une récolte aussi décevante ? Cette mauvaise récolte peut-elle faire remonter les cours en France ?

FranceAgriMer table désormais sur une production française de maïs de 11,8 millions de tonnes, alors que les prévisions étaient encore de 12,2 millions de tonnes le mois dernier. Les rendements des maïs irrigués ont été décevants, expliquait André Barlier, directeur "marchés, études et prospective" chez FranceAgriMer, à l’issue du conseil spécialisé pour la filière céréalière, le 10 novembre. En 2015/2016, la production de maïs avait atteint 13,5 millions de tonnes en France.

Blé tendre : la France perd des marchés en Algérie

La récolte catastrophique de blé tendre est désormais évaluée à 28,1 millions de tonnes, soit 100 000 tonnes de plus que le mois dernier. La France a perdu des parts de marché importantes en Algérie. Alors que le blé tricolore représentait 78 % des importations algériennes l'an dernier, ce pourcentage est tombé à 46 % cette année. C’est la Pologne, l’Allemagne, ou encore la Lituanie qui profitent de ce recul de la France. 

Pour les orges, le recul spectaculaire des embarquements vers pays tiers se confirme depuis les ports français. Les exportations chuteraient ainsi de 73 % par rapport à la campagne précédente.

Blé dur : un marché mondial paradoxal

En blé dur, enfin, les rendements français sont catastrophiques dans la zone de production non traditionnelle. La prévision de récolte nationale s’établit à 1,56 millions de tonnes, contre 1,8 millions de tonnes en 2015/2016. Le bilan mondial est paradoxal. Au Canada, premier producteur mondial de blé dur, la production atteindrait 7,3 millions de tonnes en 2016, contre 5,4 millions l’année passée. Néanmoins, la qualité du blé canadien est médiocre, à cause d’épisodes de pluie et de neige. Résultat : la fusariose a contaminé 97 % des lots, à hauteur de 5% de grains fusariés par échantillon. En Italie, deuxième producteur mondial, la récolte est volumineuse, atteignant 4,9 millions de tonnes.

« En 2017, la conjoncture est favorable à l’accroissement des surfaces tant en Europe qu’en Amérique du Nord », souligne Xavier Rousselin, spécialiste du blé dur à FranceAgriMer. Et d’ajouter : « le stock de fin de campagne de blé dur de qualité pastière sera faible »

Source Anne-Sophie Lesage et Lise Monteillet

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