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Russie : les rendements déçoivent

Adèle Magnard

Comment évoluent les récoltes de blé en Russie, en Ukraine et dans l’Union européenne ? A quel point la canicule a-t-elle eu un impact sur les rendements ? Eléments de réponse avec Bastien Fromentin, analyste chez Agritel.

Les récoltes battent leur plein dans les pays de la Mer Noire : en Russie, selon les données opérationnelles du ministère de l'Agriculture du pays, 8,2 millions d’hectares (Mha) étaient moissonnés au 12 juillet (contre 6,7 Mha en 2018). Cependant, « les rendements tendent à décevoir », précise Bastien Fromentin, analyste chez Agritel. Dans son rapport paru le 11 juillet, l’USDA a réduit fortement ses estimations de production pour la Russie, en passant de 78 à 74,2 millions de tonnes (Mt). En cause : les températures très élevées et le manque de précipitations qui ont sévi au mois de juin, pendant la période de remplissage des grains. Même son de cloche pour l’Ukraine : les estimations de production du pays sont elles aussi revues à la baisse, à 29 Mt. Bien que réduites, les récoltes de blé dans ces deux zones sont tout de même prévues en forte hausse par rapport à l’an dernier. La production russe serait même la deuxième plus importante de l’histoire du pays, souligne l’USDA.

Les estimations de production en Union européenne ont elles aussi été revues à la baisse (à 151,3 Mt), toujours en raison de la vague de chaleur du mois de juin. Un chiffre cependant bien au dessus de la récolte de l’an dernier (137 Mt). « En Allemagne, les conditions sont très bonnes », témoigne Bastien Fromentin qui revient d’un « crop tour » dans le pays. Seules les régions du centre pourraient voir leur rendement affecté en raison de la canicule. « Ces régions centrales de l’Allemagne correspondent aux régions du nord de la France en termes de latitude », précise-t-il. Les échos des premiers rendements seront donc à surveiller de près. 

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