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Au Sénat, Didier Guillaume promet "un grand travail sur l'étiquetage"

Pleinchamp avec l'AFP

Au Sénat, Didier Guillaume promet "un grand travail sur l'étiquetage"

Le ministre de l'Agriculture a promis le 1er octobre au Sénat "un grand travail sur l'étiquetage" pour permettre à l'agriculture française d'être plus performante sur le plan commercial.

Alors que s'ouvre à Cournon la 28e édition du Sommet de l'élevage, les sénateurs ont relayé les inquiétudes des agriculteurs lors d'un débat dans l'hémicycle le 1er octobre, à la demande du groupe LR, sur "la régression de la place de l'agriculture française sur les marchés internationaux". "Depuis 2000, les importations ont presque doublé. Un fruit et un légume sur deux sont importés (...) 25% du porc consommé en France est importé d'Allemagne ou d'Espagne", s'est alarmé Laurent Duplomb (LR). "La France pourrait connaître son premier déficit agricole en 2023", a souligné Franck Menonville (Indépendants).

"La question de l'étiquetage me semble essentielle", a affirmé Didier Guillaume, pour qui "il faut à la fois la montée en gamme, il faut à la fois les labels, les signes de qualité (...) et parallèlement il faut que l'ensemble de l'agriculture puisse se développer". "Pour toutes les agricultures, si on a vraiment un étiquetage clair, alors je pense que ça permettra d'être plus performant sur le marché commercial". "Nous voulons faire un vrai travail sur l'étiquetage en relation avec le Parlement. Ça va tanguer, je sais que tout le monde n'est pas d'accord, mais il faut que le consommateur soit informé", a souligné M. Guillaume.

"Nous ne pouvons plus affaiblir ni le revenu des agriculteurs, ni leur capacité d'investissement", a plaidé Sophie Primas (LR), en conclusion du débat. Comme plusieurs de ses collègues, la présidente de la commission des Affaires économiques du Sénat a abordé la question du Ceta, accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, ratifié en juillet par l'Assemblée nationale. "Le Ceta pose un problème de concurrence de modèles de production et d'incohérences entre ce que nous demandons à nos agriculteurs et ce que nous acceptons des agriculteurs venus du Canada", a-t-elle déclaré. La ratification du Ceta n'est pas pour l'instant inscrite à l'ordre du jour du Sénat. "J'ai compris que votre assemblée ne le voterait pas", a glissé le ministre de l'Agriculture. 

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Commentaires 2

bisounours

le "blabla" d'un fossoyeur de l’élevage bovin:
L' Étiquetage va permettre de développer l'élevage ...blablabla ..
Et les accords ??:
- 14 t qui rentrent du canada en France...
Oui , mais combien qui sont rentrées en Europe ..? 470 T.
- importations signés dans le Ceta :65000 tonnes !
- 270000 tonnes qui arrivent déjà du Mercosur !!
plus 100000 tonnes prévu dans l'accord Mercosur !!!

-Et nous , nous ne sommes pas fichu de vendre 30 tonnes aux chinois !!!
C'est vraie avec l'étiquetage on va tout exploser !
Elle n'est pas bonne notre viande ?
Elle pue ?

Vous sacrifiait l’élevage , dans une drôle de danse macabre ..

Jean

La montée en gamme ne sera pas la panacée , pas plus que l'étiquetage , même si ce dernier est essentiel
La réalité c'est que les consommateurs ne mangent pas tous la même chose et pas tous bio: La volaille label est à la peine , nous sommes devenus le deuxième consommateur de hamburger , KFC et autres Quick se développent de façon hallucinante , autant d'exemples qui montrent que nous ne devons pas renoncer à l'entrée de gamme , même si certains voudraient qu'on leur produise du haut de gamme ...pour rien !

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