Reims : une trentaine d'agriculteurs manifestent contre le libre échange

Reims : une trentaine d'agriculteurs manifestent contre le libre échange
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Une trentaine d'agriculteurs ont manifesté vendredi à la gare de Reims (Marne) afin de dénoncer le "dumping social, économique et environnemental" que représentent les traités commerciaux de libre échange que la France pourrait ratifier.

Ils ont notamment allumé des feux de détresse et distribué des tracts aux voyageurs et passants. "L'objectif c'est de sensibiliser les consommateurs aux accords commerciaux en train de se discuter: on n'est pas contre, mais il ne faut pas sacrifier l'agriculture dans ces traités", a déclaré à l'AFP Hervé Lapie, président de la FDSEA de la Marne, fédération comptant environ 4.000 adhérents, en référence aux négociations sur le CETA. "On ne peut pas nous demander de monter en gamme si, en même temps, on importe n'importe quoi", a-t-il ajouté, citant les "46 substances dont des hormones et des antibios" autorisés au Canada, mais interdites en France. Une centaine d'exploitants agricoles ont répondu à l'appel à la mobilisation lancé par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du département, dont une trentaine à Reims, selon les chiffres de cette fédération.

"Pas d'hormone dans nos assiettes", était-il écrit sur une banderole déployée sur un tracteur. Des feux de détresse ont été allumés sur le parvis de la gare de Reims. Les manifestants ont distribué des tracts contre les traités de libre-échange avec le Canada et l'Amérique du Sud. "En Europe et en France on s'oblige à des normes draconiennes alors que d'autres pays sont beaucoup plus laxistes", a dit Jean-Christophe Colmart, 52 ans, éleveur à Val-de-Vesle (Marne), favorable "au libre-échange, mais avec les mêmes règles" pour tous. "On veut sensibiliser les consommateurs pour qu'ils fassent un acte d'achat en connaissant l'origine des produits", a aussi dit M. Lapie. Les agriculteurs manifestaient au moment où se tiennent les Etats généraux de l'alimentation, qui s'achèveront le 21 décembre. L'action doit se poursuivre dans la matinée dans les grandes et moyennes surfaces des quatre principales villes du département, à Reims, Châlons-en-Champagne, Epernay et Vitry-le-François.

Source AFP

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Commentaires 1

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nos dirigeants se foutent complètement de notre profession!!! mettons les à notre place on verra s'il tienne aussi longtemps que nous!!! pour se faire entendre il faudrait que les corps de métier que l on fait travailler se joignent à nous. mais c'est devenu un monde du chacun pour soi. AVIS A TOUT SYNDICAT POUR S EN SORTIR IL FAUT QUE PLUS DE MONDE SE SENTE CONCERNé.

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