La pulvérisation, un horizon tout vert pour Horsch-Leeb

Le constructeur multiplie les innovations technologiques et couvrira bientôt l’ensemble des segments de marché grâce à l’intégration au catalogue des premiers appareils portés de la marque. Est-ce bien raisonnable en ces temps de « pulvé-bashing » ? Horsch-Leeb croit beaucoup dans le biocontrôle, qui aura besoin des pulvérisateurs. Enfin, de certains pulvérisateurs.

« Je suis persuadé que la nécessité de pulvériser des liquides va perdurer à l’avenir ». C’est ainsi que Theodor Leeb, dirigeant de Horsch-Leeb, la filiale pulvérisation de Horsch, a conclu une conférence de presse en ligne organisée depuis le siège de l’entreprise à Landau en Bavière. Au cours de la présentation, le constructeur a livré plusieurs informations d’ordre commercial, technologique et stratégique relatif à cette filiale née du rapprochement entre Horsch et Leeb en 2011, après plusieurs années de collaboration.

Les pulvérisateurs Horsch Leeb sont distribués en France depuis 2014. Jusqu’en 2019, il s’agissait exclusivement d’appareils trainés, déclinés en plusieurs gammes (AX, LT, GS), se distinguant par leur degré de sophistication technologique et le type de cuve (polyéthylène ou inox), d’une capacité comprise entre 3.800 l et 12.000 l. En 2019, deux automoteurs, que sont les Leeb 6.300 PT et Leeb 7.300 LT ont été adaptés aux exigences réglementaires françaises, en attendant un appareil à voie variable (1,80 m à 2,25 m) avec le Leeb VN.

Trois portés CS pour 2022

Le constructeur fabrique environ 1.000 pulvérisateurs par an aujourd’hui. Depuis trois ans, il enregistre une progression annuelle de son chiffre d’affaires supérieure à 40% sur le marché français, son premier marché à l’export. L’arrivée d’une gamme portée devrait conforter la tendance. Elle sera présentée en détail à l’Agritechnica en novembre 2021, avant le début de la commercialisation en 2022.

On sait que la gamme CS comptera trois appareils d’une capacité de 1.400 l, 1.800 l et 2.200 l, pouvant être couplés à une cuve frontale de 2.000 l, une seconde cuve plus petite étant aussi à l’étude. « Grâce aux automatismes mis en œuvre, pour l’utilisateur, tout se passera comme s’il n’y avait qu’une seule cuve », précise Theodor Leeb. Le CS bénéficiera d’un entrainement hydraulique et pourra intégrer les options hi-tech de la marque tels que la stabilité de rampe BoomControl Pro (rampes en portefeuille jusqu’à 30 m), le système de rinçage CCS Pro ou encore le pas de buse de 25 cm (50 cm en standard).

Le Leeb GS et sa cuve en inox

La précision comme ligne d’horizon

Le découplage de la rampe du châssis associé aux dispositifs de stabilisation constitue la pierre angulaire des appareils Horsch. C’est ce qui autorise la réduction de la distance entre la buse et la cible (jusqu’à 30-35 cm), moyennant des buses adaptées disposées tous les 25 cm, déjouant ainsi la dérive et maximisant la qualité d’application, y compris à vitesse élevée. A ce postulat de base s’ajoute de nombreux bonus technologiques tels que l’application en bande ou par taches, l’uniformisation de l’application dans les courbes ou encore les systèmes de détection des buses usées ou défectueuses.

Autant de fonctionnalités qui ont un dénominateur commun : les buses à pulsation électrique PWM, qui permettent de s’affranchir de la relation entre vitesse, débit et pression, et de jouer sur l’un ou l’autre de ces paramètres selon les conditions et les produits en présence, sans jamais pénaliser la qualité d’application.

Pas de biocontrôle sans pulvé

Cette obsession de la précision ne sert pas simplement la chimie d’aujourd’hui. Elle servira demain les alternatives dont sont porteuses les solutions de biocontrôle. Horsch-Leeb en est convaincu. A cet égard, Theodor Leeb parcourt le monde à la rencontre d’agriculteurs autoproduisant pour certains ces nouvelles solutions, y compris au Brésil, « pas forcément parce qu’ils sont écologistes mais parce que cela coûte moins cher », précise le dirigeant, qui voit ici ou là des expériences très enrichissantes en la matière, et très rarement le fait d’apprentis sorciers.

Ceci explique sans doute pourquoi Horsch-Leeb investit autant dans la pulvérisation et plus précisément la pulvérisation de précision. Une exigence d’une acuité encore plus forte avec les solutions de biocontrôle, pour la plupart actives par contact. Les volumes de bouillie sont aussi plus conséquents. On comprend ainsi pourquoi Horsch fait aussi dans la « große Maschine ». Le constructeur étudie par ailleurs l’impact des forces physiques subies par la bouillie et les micro-organismes vivants dont elle est porteuse. Le matériau de la cuve et son process de nettoyage sont aussi intégrés dans la réflexion.