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Didier Guillaume officialise sa candidature à la mairie de Biarritz

Pleinchamp avec l'AFP

Didier Guillaume officialise sa candidature à la mairie de Biarritz
Didier Guillaume au Space - septembre 2019 - ©AM

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a officialisé sa candidature à la mairie de Biarritz le 11 janvier. S’il est élu, il a assuré qu’il ne serait plus au gouvernement.

"Biarritz a besoin d'une incarnation et d'une impulsion", a déclaré Didier Guillaume, 60 ans, en lançant sa campagne au Jaï alaï (salle de pelote basque) de la ville, entouré d'une petite centaine de soutiens. Il a dit vouloir mettre "les relations européennes et internationales" tissées à son ministère au service de Biarritz, "seule non-capitale à être connue dans le monde entier".

"Je serai maire à plein temps", a affirmé M. Guillaume, assurant que s'il était élu il "ne serait plus au gouvernement". Mais "c'est une décision qui sera prise avec le président et le Premier ministre", a-t-il tempéré, en réponse à une question explicite sur sa démission.

Longtemps élu de la Drôme, ancien président et sénateur de ce département, Didier Guillaume sera opposé à la liste du maire sortant Michel Veunac, 73 ans, dans laquelle figure Jean-Baptiste Lemoyne, 42 ans, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, ancien sénateur LR de l'Yonne, aujourd'hui membre de LREM.

Biarritz, cité balnéaire de standing de la Côte basque aux 25.000 habitants, est historiquement ancrée au centre-droit, votant RPR, UMP puis LR aux scrutins nationaux. Le maire centriste depuis 2014, Michel Veunac, a assuré avoir reçu "beaucoup d'encouragements" d'Emmanuel Macron, qui avait confié l'été dernier à Biarritz l'organisation du G7, saluée comme un succès.

"LREM a fait le choix de la neutralité dans cette ville, ça me va très bien", a pour sa part estimé M. Guillaume, en référence à l'absence d'investiture officielle du parti présidentiel face à l'affrontement des deux ministres. Répondant aux critiques de parachutage, Didier Guillaume a rappelé que "50% de la population actuelle de Biarritz n'est pas née à Biarritz". "Je m'engage dans cette élection fort de la façon dont je vis Biarritz depuis 40 ou 50 ans. Je me suis construit ici et je crois que les racines les plus fortes sont celles que l'on se choisit", a-t-il déclaré, lançant qu'il n'a "pas la volonté d'accaparer quoi que ce soit, de descendre en parachute ou de faire du tourisme pour (sa) retraite".

Flanqué de ses principaux soutiens locaux, dont l'ancien premier adjoint (aux Finances) du maire sortant, de membres de l'opposition municipale, M. Guillaume a dressé les grandes lignes de son projet pour Biarritz, qu'il veut plus "responsable", "citoyenne", "solidaire", "dynamique" et "touristique". Il a assuré être "le seul à pouvoir annoncer que toutes les familles politiques sont sur (sa) liste". 

Jadis fidèle de François Hollande, M. Guillaume, partisan d'une gauche "réformiste", s'était prononcé pour un ralliement des socialistes derrière M. Macron bien avant le premier tour de la présidentielle.

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Commentaires 6

paf

qu'est ce que cela change. les agriculteurs français n'ont encore pas compris que les décisions se prennent à la FNSEA.

duracuire

Mr le sinistre ! je te souhaite une belle "veste" et meme un costar bien taillé a Biarritz !

Bruno 02

Les ministres de l'agriculture ne sont plus à leur ministère depuis bien longtemps...Un de plus ou de moins...

Erigone

J'espère qu'il ne sera pas élu, qu'il se prendra une déculotté, et s'il avait l'intention de rester ministre , qu'il est pour une fois dans sa vie, un minimum d'honneur et démissionne.
Aucune conviction, la place pour la place arriviste, à vomir !

digue3942

est-ce que cela pourrait bien nous interesser ; je crois que non !

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