anonymous

Guillaume Canet : "Mes enfants dans l’agriculture ? J’en serais ravi"

Raphaël Lecocq

Guillaume Canet au Salon de l’agriculture, en compagnie d’Édouard Bergeon, réalisateur de "Au nom de la terre"
Guillaume Canet (à gauche) au Salon de l’agriculture, en compagnie d’Édouard Bergeon, réalisateur de "Au nom de la terre"

Le film "Au nom de la terre" est derrière lui mais l’acteur poursuit son combat au service des agriculteurs en détresse. Il appelle les Français à soutenir des associations comme Solidarité Paysans.

DVD

Sorti le 25 septembre 2019, « Au nom de la terre » a attiré plus de 2 millions de spectateurs en France. Le film d’Édouard Bergeon, qui poursuit sa carrière à l’étranger, est disponible depuis peu en DVD.

Presque six mois après la sortie du film "Au nom de la terre", vous ne lâchez pas l’affaire ?

Guillaume Canet : le combat que l’on mène avec Édouard Bergeon, le réalisateur, est indépendant du film. Pour le film, on a fait une promotion à part. Mais le combat que l’on mène avec Solidarité Paysans ne s’arrête pas et n’est pas près de s’arrêter. Ou plutôt, j’espère qu’il va s’arrêter un jour et que l’on n’aura plus à lutter contre le suicide des agriculteurs en France et la situation de précarité dans laquelle ils sont.

Depuis le film, des choses ont-elles changé ?

G.C. : je pense qu’il y a beaucoup de choses qui bougent, d’abord parce que ça réveille des consciences. Ça permet notamment aux agriculteurs eux-mêmes de se sentir plus libres d’appeler, et de passer le coup de fil pour être aidés. C’est ce que l’on voit chez Solidarités Paysans, qui reçoit de plus en plus d’appels. Ça veut dire qu’il faut encore plus de dons. Il faut aider des associations comme Solidarités Paysans. Il faut savoir qu’avec 1200 euros, on arrive à sauver une famille. Avec le film, on a réussi à débloquer beaucoup d’argent mais il faut que ça continue.

On peut sortir de la spirale du suicide ?

G.C : moi je veux être positif et croire que les consommateurs vont comprendre que c’est pour leur bien-être, pour leur santé. C’est lui qui vote avec son porte-monnaie. A titre personnel, je veux continuer à mettre ma notoriété au service de la cause des agriculteurs.

Vous imaginez vos enfants travailler dans l’agriculture ?

G.C. : s’ils en ont envie, j’en serai ravi.

Sur le même sujet

Commentaires 2

Panurge79

Le problème n'est pas dans le modèle agricole, qui doit se remettre perpétuellement en cause et progresser, que Guillaume Canet et la Conf dénoncent, le problème est dans le système de concurrence sur les prix mis en place par les gouvernements successifs et les monopoles autorisés dans l'aval qui prend l'agriculture dans un piège quelque soit le modèle. Ensuite l'agribashing que la Conf soutient depuis des lustres n'arrange rien. On peut toujours prêcher le retour aux petites exploitations mais à l'heure des robots, des drones, des nouvelles technologies et de la mondialisation, que ça plaise ou non, on peut penser que la productivité continuera à progresser y compris pour les plus "vertueux"... Donc on a plus qu'à rêver que le syndicalisme arrive à mettre quelques gardes-fou...

Baba

C'est très bien, mais la situation ne change pas pour autant.On ne voit pas d' éclaircies dans le court terme. Solidarité Paysan a toujours autant de travail. Les retraites sont toujours au minima et le président s'en fout : " On verra plus tard" dit-il au salon. Quelle honte !

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier