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Ne pas laisser aux sangliers de refuge en février

15 UNION DU CANTAL

Ne pas laisser aux sangliers de refuge  en février

Dix comités de pilotage des pays de chasse se sont positionnés en faveur de la prolongation de la chasse aux sangliers jusque fin février.

Prélèvements

En 1997, le tableau “sangliers” était de 1 200 individus dans le Cantal et n’a cessé de grimper depuis (hormis entre 2005 et 2007) pour atteindre un premier pic en 2011 à plus de 2 600 individus et des dégâts estimés à près de 140 000 euros (pour ceux déclarés). Sur la saison 2018-2019, 3 000 prélèments ont eu lieu.

Ne pas laisser aux sangliers de refuge  en février

Comme elle le fait depuis plusieurs années, la FDSEA du Cantal a demandé que soient réunis les comités de pilotage des pays de chasse du territoire cantalien afin que ces derniers se positionnent en faveur d’une prolongation de la chasse aux sangliers sur le mois de février. Et ce pour tenter de faire face à l’accroissement des populations de sangliers et des dégâts causés sur les cultures et prairies. “Sur certaines commu-nes, les prélèvements ont déjà triplé sur les quatre premiers mois de la campagne”, relate Delphine Feyssinier, secrétaire générale adjointe de la FDSEA en charge du dossier, qui estime essentielle cette régulation. Sur les 14 comités de pays de chasse que compte le département, 11 se sont réunis ce début d’année dont 8 se sont positionnés favorablement à la poursuite de la chasse en février. Ils ont été suivis en ce sens par deux autres comités portant à 10 le nombre de pays de chasse engagés pour cette prolongation des prélèvements. “Il est regrettable que certains territoires n’aient pas réuni leur comité de pays, déplore Delphine Feyssinier. Ces comités de pilotage permettent d’avoir tout le monde autour de la table : les chasseurs, les agriculteurs, les forestiers, d’échanger sur la gestion agro-sylvocynégétique du territoire. Quand ces comités sont réunis, on arrive à trouver des accords...”

Une “enclave” aberrante

Une absence de concertation qui a notamment conduit à une situation aberrante sur le pays de chasse Bordure limousine : ce dernier s’est positionné contre la prorogation de la chasse “alors même qu’on y enregistre des dégâts conséquents avec des effectifs déjà très élevés”. Et cette population pourrait se voir encore confortée dans la mesure où l’ensemble des pays de chasse entourant ce territoire ont acté une chasse prolongée en février. “Les sangliers ne sont pas bêtes, s’ils sont chassés tout autour, y compris en Corrèze (fermeture de la chasse au 28 février, NDLR), ils vont venir se réfugier sur ce territoire !” fait valoir, la responsable agricole. La FDSEA a par conséquent demandé à la préfète que la chasse soit aussi autorisée sur ce pays de chasse en février dans l’arrêté qui devrait être pris sous peu.

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