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Un loup identifié en Charente, premier depuis près d'un siècle

Pleinchamp avec l'AFP

Un loup identifié en Charente, premier depuis près d'un siècle
Photo d'illustration

Un grand canidé a été aperçu en Charente le 20 janvier, et authentifié comme un loup, première apparition de l'animal dans ce département depuis près d'un siècle, selon l'Office français de la biodiversité, pour qui cette présence d'individus "dispersés" n'a rien d'étonnant.

L'animal a été filmé et pris en photo lundi 20 janvier, trottant sur la route et une parcelle agricole près de Gurat, dans le sud-est de la Charente, à la limite de la Dordogne, et authentifié comme spécimen de loup gris (canis lupus lupus) par les agents spécialisés de l'OFB, selon l'Office et la préfecture de Charente. Depuis l'éradication du loup en France dans les années 1930, et sa réapparition naturelle au début des années 1990, via l'Italie et les Alpes du Sud, c'est le premier signalement de loup en Charente. En Nouvelle Aquitaine, sa présence est "occasionnelle" et "a été avérée en Dordogne en 2015, dans les Pyrénées-Atlantiques en 2018 et 2019, et récemment mi-novembre, dans le sud-ouest de la Charente-Maritme, rappelle l'OFB.

Ce type d'observation fortuite et isolée d'individus "n'a rien d'étonnant", et "relève d'un comportement courant" du loup, et saisonnier, a expliqué à l'AFP Yann de Beaulieu, chargé de mission "grands prédateurs" à l'OFB Nouvelle-Aquitaine. Automne et début d'hiver correspondent en effet à une phase de "dispersion" du loup, ou des individus sont contraints de quitter une meute "cantonnée" pour chercher un nouveau territoire. Ce type de déplacement "par bonds" est caractéristique de l'espèce, et "un individu peut parcourir jusqu'à 800 km en six mois", a précisé M. de Beaulieu, sans pour autant être détecté en chemin, d'où ces apparitions en forme "d'éclipse, une observation puis plus rien pendant des mois".

530 loups en 2019

Selon l'Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS - désormais intégrée à l'OFB), la population de loups était estimée au sortir de l'hiver 2018-2019 à 530 adultes, contre 430 un an plus tôt, avec une concentration dans les Alpes, le Sud-Est et l'Est, mais un front de colonisation qui se déplace. La meute "cantonnée" localisée la plus à l'ouest du territoire se situe actuellement dans le Massif central, selon l'OFB.

L'OFB, outre ses agents, dispose d'un maillage de "correspondants" - agents forestiers, agriculteurs, chasseurs, associations de l'environnement, etc. - spécialement formés à la reconnaissance d'indices de présence du loup comme des empreintes, traces de prédation. Aucune prédation n'a été signalée récemment en Charente, selon M. de Beaulieu.

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Commentaires 4

Baba

Depuis que nos politiques préfèrent le loup à l'agneau,, les éleveurs sont encore disqualifiés
et mis au ban de la société.
Le fabuliste LA FONTAINE doit se retourner dans sa tombe !!!

Panurge79

Les troupeaux de moutons disparaissent déjà à grande vitesse en raison des revenus de misère rapportés au temps de travail, avec en plus, l'exclusion des zones défavorisées d'une grande partie du Poitou-Charentes.
S'il faut rentrer les troupeaux chaque soir ou les surveiller toutes les nuits de l'année ça ne fera qu'accentuer le problème. Les grands "je sais tout " d'écolos diront comme d'habitude que les disparitions de troupeaux ne sont pas du au loup et que tout se passe bien ailleurs! Les végans se frottent les mains ! La seule solution c'est de descendre les premiers de ces sales bêtes pour retarder le problème !
Jusqu'où la bêtise humaine peut-elle aller ?

po

llllll

robin

Attendons la première agression envers l'homme (un enfant ou un bébé), et tous les pro loup rigoleront moins !!!

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