anonymous

Future PAC: la France préoccupée par la "masse d'informations" à fournir

Future PAC: la France préoccupée par la "masse d'informations" à fournir

La France s'est dite préoccupée lundi de la "masse d'informations" que les Etats membres devront fournir dans le cadre la réforme de la Politique agricole commune (PAC) après 2020, telle que proposée par la Commission.

"Je partage la préoccupation de la présidence quant au nombre trop élevé d'indicateurs à renseigner" dans le cadre des indicateurs de performance que veut mettre en place l'exécutif européen, a déclaré le ministre français de l'Agriculture, Didier Guillaume. Il s'est dit "inquiet de la masse d'informations à fournir dans un temps très court" et appelé à tenir compte de "l'organisation des Etats membres" dans la future réforme, en particulier le rôle des régions, lors d'un débat public avec ses 27 homologues à Bruxelles. "Les autorités régionales doivent pouvoir jouer un rôle d'autorité de gestion", a-t-il plaidé.

Pour la réforme de la PAC après 2020, la Commission a conçu un système où les objectifs généraux seraient fixés à Bruxelles et d'où découleraient une liste d'indicateurs quantifiables. Les Etats membres seront priés de fournir des "plans stratégiques" nationaux. La PAC, dont la réforme de 2013 n'a pas convaincu, sera de nouveau révisée pour l'après 2020. La Commission avait présenté son projet d'une politique plus décentralisée début juin et le texte fait l'objet d'un débat intense à la fois entre Etats membres et au Parlement européen. Critiquée pour sa complexité, la PAC, politique historique de l'UE, est par ailleurs sous pression de coupes budgétaires annoncées dans le prochain budget pluriannuel de l'Union (2021-2027).

Nécessaire "simplification"

La France a redit lundi qu'elle défendrait le maintien du budget "au niveau actuel", en euros constants. Dans un document décrivant la "position de la France pour la négociation de la PAC 2020", Paris insiste sur la nécessaire "simplification" de la politique agricole commune. Paris défend également un "objectif minimal de dépenses en faveur de l'environnement". Alors que le "verdissement" de la PAC voulu dans la réforme de 2013 est globalement considéré comme un échec, la Commission veut introduire plus d'ambition environnementale dans la future PAC au sein des deux "piliers" (les aides directes aux agriculteurs et les aides au développement rural).

Une ambition soutenue par la France, un des rares Etats membres pour l'instant à adhérer au principe d'"eco-scheme", des programmes obligatoires pour les Etats mais facultatif pour les agriculteurs. Enfin la France souligne l'importance des outils de gestion de crise et propose de renforcer les observatoires de marché et d'instaurer un "seuil d'alerte". Elle soutient la création d'une réserve de crise spécifique au secteur agricole, pluriannuelle, même si reste la question de savoir comment elle serait alimentée.

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 3

BANANE381

L'agriculture de demain, une agriculture administrative dénuée de tous bons sens et déconnectée de toutes réalités agronomiques.

Jean

La France championne du monde du millefeuilles administratif (ce qui lui a fait perdre quelques700 Millions d'Euros d'aides européennes...) qui s'alarme des documents à fournir à l'Europe , à mourir de rire !
M le ministre , regardez dans vos services , dans les régions , ce que l'inflation administrative génère comme surcouts aux agriculteurs !

julien

de la future pac comme simplification nous n'aurons que la réduction des aides et beaucoup de contraintes qui n'augmenteront que les charges.
pendant ce temps, les autres continents augmentent les subventions agricoles.
le marasme européen ne fait plus jouir.
pour camoufler l'échec français quant à la défense de son agriculture, leader jusqu'alors, Macron veut embarquer l'europe dans un nouveau concept fumeux d'excellence écolo, les allemands , l'espagne, les Amériques jubilent; Poutine se dit qu'il a bien fait d'imposer l'embargo sur les productions agricoles et d'investir dans son agriculture.
d'avoir moins à vendre et la meilleure solution pour nous sortir de l'endettement...
igp, aoc, label, et autres fleurons administratifs font rire.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier