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Coop/négoce : conseil ou vente de phytos il va falloir choisir

Anne Sophie LESAGE

Coop/négoce : conseil ou vente de phytos il va falloir choisir

Lors de la troisième réunion de concertation sur l’ordonnance de séparation du conseil et de la vente de produits phytos pharmaceutiques, les parties prenantes ont découvert une nouvelle mouture du texte qui les ont poussé à quitter la réunion. Le document dont Pleinchamp a eu copie marque une séparation plus marquée entre le conseil et la vente.

La nouvelle proposition d’ordonnance pour la mise en œuvre de la séparation entre la vente des produits phytopharmaceutiques aux utilisateurs professionnels et le conseil à l’utilisation de ces produits a surpris les différentes parties prenantes. La Fédération du Négoce Agricole (FNA) et Coop de France parlent d’ « incompréhension » et de « consternation » face à « une approche radicale et erronée de la séparation de la vente et du conseil ».

Et pour cause, ces derniers ont appris à la lecture du nouveau document que leurs propositions de modification n’avaient pas été prises en compte, mais surtout que le conseil de préconisation serait probablement dorénavant réservé au conseil indépendant. Le texte précise que « le conseil spécifique à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques fait l’objet d’une préconisation écrite qui précise la substance active et la spécialité recommandée, la cible, la ou les parcelles concernées, la superficie à traiter, la dose recommandée et les conditions de mise en œuvre. Il est réalisé par une personne exerçant une activité mentionnée au 3° du II de l’article L. 254-1 » comprenez le conseil indépendant.

Pour Coop de France, le projet d'ordonnance «supprime de fait la faculté pour les coopératives agricoles de répondre à leurs obligations en matière de diffusion de solutions alternatives au travers du dispositif des CEPP» (certificats d'économie de produits phytos).

Deux inconnues : X et Y

Autre sujet de mécontentement, le flou autour de l’indépendance capitalistique, « est définie par la limitation à X% des participations croisées comme la participation au capital d’un actionnaire commun. Des actionnaires communs ne peuvent détenir en cumulé plus de Y% du capital. Par ailleurs, aucun des membres des organes de surveillance, d’administration et de direction n’est commun » précise cette nouvelle mouture du texte.

La FNSEA/JA ont, de leur côté, découvert « avec effarement (…) que les impacts sur les exploitations agricoles n’avaient pas été mesurés pour élaborer cette nouvelle version d’ordonnance. » Et d’ajouter « ce n’est pas en augmentant les charges sur les exploitations agricoles que nous réussirons ensemble à accélérer la transition agroécologique de l’ensemble de l’agriculture française. »

Ces mauvaises surprises ont amené Coop de France, la FNA et la FNSEA à quitter la réunion de concertation. Ce mardi, la FNSEA et les JA ont écrit une lettre au Premier ministre Edouard Philippe, pour lui demander son « appui pour une réouverture immédiate de discussions ouvertes sur ce projet d’ordonnance selon une méthode de travail constructive. »

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Commentaires 41

jacques 56

le conseil indépendant ne nous servira pas nous autres les agri c'est encore de l'enfumage pour donner du boulot aux chambres d'agricultures qui débordent de personnel et bien oui
c'est pourtant ça c'est comme les ppf qui nourrissent chambre ;coop, contrôle laitier ; cer
ddpp et nous les paysans faut bosser et payer toutes ces nana qui travaillent a Vannes
à 16 h15 elles sont arrivées sur les plages tous les soirs ou presque pauvres con de paysans continuer à nourrir ces gens qui se promène toujours à deux dans la meme
bagnole !! Les jeunes faites quelques chose !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

aze

ok avec toi Bruno 02

49

Je pense que c'est une bonne chose, car celui qui préconise et vend à bien des idées derrière la tète (vendre à tous pris) les coopératives, ne sont plus la pour nous agriculteurs. Mais bien pour leur dirigeant, actionnaire, administrateurs, quelques salarier corrompu n'aimant pas toujours les agriculteurs…

Je pense que la réduction des phyto est toute trouvée sans même avoir fait des réductions de dose.


Je n'est aucun conseillé chez moi depuis plus de 15 ans, j'utilise très peux de phyto et ca marche, l'argent qui n'est pas dépensée est un revenu nette en plus.
Qui à dit que les agriculteurs avais besoin de conseil ?
C'est une persuasion de plus pour vendre.
Souvent en plus, les conseils lié à la vente, endettes nos jeune agriculteurs.
Ouvré les yeux,

Bruno 02

@ Hubert : " Nous avons déjà un conseil indépendant avec les Chambres d'agriculture et les organismes spécialisés (Arvalis, Inovia, Itb etc) "
Où avez-vous vu que ces organismes soient indépendants, au vu de leurs financements et orientations ? Et puis, allez me chercher un de leurs techniciens sur le terrain en période de vacances, et même en dehors d'ailleurs !

Bruno 02

J'adhère déjà à un organisme de conseil indépendant, mais ce n'est pas pour autant que je n'apprécie pas non plus les conseils de mon technicien coop !!!
Chacun à sa vision des choses, parfois différentes, mais surtout une vision en fonction en fonction de son vécu, de son expérience, de ses sensibilités.
Au fait, ce n'est pas forcément le conseil indépendant qui réduit les intrants, autant bien vous mettre ceci dans le crane.
Moi, je fais mes choix personnels entre 2 conseils, que je ne suis pas toujours d'ailleurs !

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