[Culturales] Le Ceta numérique FarmLeap lance sa plateforme web

Raphaël Lecocq

Anaël Bibard, président et co-fondateur de FarmLeap

Un an après son lancement au Sima, FarmLeap dévoile aux Culturales les contours de sa platefome numérique. Tenants et aboutissants, par Anaël Bibard, président et co-fondateur de la startup.

Qu’est-ce que l’on entend par Ceta numérique ?

Anaël Bibard : exactement comme un Ceta, FarmLeap est un outil permettant de valoriser les données technico-économiques des exploitations avant de les comparer. A ceci près que la puissance du numérique permet de démultiplier les analyses. FarmLeap permet par ailleurs aux cabinets comptables de réaliser des animations de groupe en vue d’améliorer la compétitivité de chaque agriculteur membre. FarmLeap s’adresse aussi aux coops et négoces qui peuvent ainsi gérer leur traçabilité, animer leurs données de manière collective  pour pousser cette notion de co-farming, pour regarder par-dessus la haie, se comparer, identifier les meilleures pratiques, les diffuser et gagner en légitimité. 

Concrètement, comment ça marche ?

Anaël Bibard : il suffit de se connecter sur FarmLeap, de créer son compte, d’importer ses parcelles depuis Télépac. On retrouve les ilots des années précédentes évitant ainsi d’avoir à ressaisir la rotation. Il est également possible d’importer son parc matériel à partir des données de son expert-comptable, avant de visualiser ses frais de mécanisation par ha, comparés en local en terme de puissance de traction et de coût/ha. Si ma coop est partenaire FarmLeap, je peux avoir mes marges brutes en temps réel, savoir si je n’achète pas mon engrais trop cher, si je les valorise bien, si je sème plus tôt, si j’utilise la même variété, si j’ai un stress hydrique car la météo va aussi s’agréger à la plateforme.

Combien ça coûte ?

Anaël Bibard : l’utilisation est gratuite à vie pour qui reste sur un usage traçabilité et bilans simplifiés. Si l’agriculteur veut aller plus loin et créer son propre Ceta numérique, se comparer avec 8 agriculteurs qu’il connaît, le coût est de 39 €/mois, incluant la traçabilité, les registres phyto, les coûts de plans de fumure prévisionnelle, la météo à la parcelle à 3 km.

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