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Pyrale du maïs : le pic de vols bientôt atteint

Xavier ARVALIS

Pyrale du maïs : le pic de vols bientôt atteint

Depuis la mi-juin, (région : centre, Ile-de-France, Auvergne) les vols de pyrale sont signalés sur le territoire. Les fortes températures actuelles vont accélérer leur développement et il faudra se tenir prêt à intervenir au moment du pic de vols.

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Les conditions peu poussantes de ce début de campagne ont entraîné un retard dans le  cycle du maïs (figure 1). Aujourd’hui les cultures sont à peu près au stade 10 feuilles en région Centre, Ile-de-France et Auvergne. Dans le Limousin, le stade est plus proche de 8 feuilles.

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Début des vols de pyrales

Les suivis réalisés dans le cadre des BSV permettent de faire le point sur la  dynamique des vols de pyrale cette année : 
- Dans le Limousin, aucune pyrale n’est détectée pour le moment.
- En Auvergne, La première capture a eu lieu mi-juin dans l’Allier.
- En Ile-de-France, les premières captures ont été enregistrées mi-juin également. Le papillon est présent sur l’ensemble de la région, mais la dynamique de vol reste faible. 
- En région Centre, Les premières captures remontent à fin mai en Champagne Berrichonne et Sologne-Val de Loire puis se sont généralisées autour du 10 juin. Les vols se sont nettement intensifiés depuis mi-juin sur l’ensemble du secteur. Nous sommes dans une dynamique proche de celle observée en 2018 (figure 2).

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Un pic de vol atteint à 500°jours cumulés depuis le 1er janvier

Le cumul de températures permet d’anticiper les pics de vols et, a fortiori, les pics de pontes et de larves.
On considère qu’à partir de 500 degrés-jours cumulés depuis le 1er janvier, les dynamiques de vols sont à leur intensité la plus importante. C’est à ce moment qu’il y a le plus de pontes et donc de larves.
Bien que certaines régions aient déjà enregistrés des vols, le pic n’est pas pour autant atteint (figure 3). Mais les fortes températures ces jours-ci permettront d’y arriver.

Comment bien positionner les interventions ?

En premier lieu, le risque de vols de pyrale est lié aux dénombrements de larves effectués en parcelle à l’automne. Ceux-ci sont publiés annuellement (dans les documents  Choisir & Décider d’ARVALIS ou les BSV régionaux). Plus les larves sont nombreuses, plus le risque d’émergence du papillon au printemps suivant est élevé.

Comment bien positionner les interventions ?

La décision d’intervention est ensuite liée à la dynamique des vols observés dans les BSV en cours de campagne : 
- début de vol : lâcher de trichogrammes qui visent les périodes de pontes (action ovicide).
- approche du pic de vol : interventions chimiques (pyréthrinoïdes ou de Coragen) ciblant les jeunes larves au stade baladeur.
Rappelons que pour le secteur Beauce, la présence avérée de pyrales résistantes aux pyréthrinoïdes limite l’intérêt de recourir à cette famille chimique. On privilégiera les solutions faisant appel à d’autres modes d’action (Coragen, Steward ou Succes 4) ou aux trichogrammes, tout en gardant en mémoire que le recours à ces derniers permet de prévenir l’émergence éventuelle de résistances aux biocides

Manon BOISSIERES – Damien LECLERCQ (ARVALIS  - institut du végétal)

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