Arrêté anti-pesticides : décision du tribunal la semaine prochaine

Devant le tribunal administratif de Rennes, le maire de Langouët a défendu son arrêté anti-pesticides interdisant l’application de produits phytosanitaires à moins de 150 m des habitations et locaux professionnels. Un arrêté attaqué par la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Tandis que pointent à l’horizon les chartes « riverains ».

« Nous avons développé plus de 300 pages d'argumentaires », a déclaré Daniel Cueff, le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), à sa sortie du tribunal administratif de Rennes ce jeudi 22 août. « Un seul argumentaire justifie le maintien de mon arrêté. Nous avons travaillé ça de façon extrêmement sérieuse. Nous sommes portés aussi par des associations qui avant moi ont travaillé, comme Eaux et rivières par exemple, qui a porté l'affaire au Conseil d'Etat au moi de juin (...) qui a retoqué la loi pesticides parce qu'elle ne protège pas du tout le citoyen ».

Concertation à venir

Le maire de Langouët faisait référence à la décision du Conseil d'Etat, prise le 26 juin dernier, annulant partiellement l'arrêté du 4 mai 2017 qui régit l'utilisation des produits phytosanitaires, au motif que cet arrêté ne comprend pas de dispositions concernant la protection des riverains, alors que cela est prévu par la réglementation européenne. « Le gouvernement fera très prochainement des propositions pour mieux protéger les habitants des épandages de pesticides », a déclaré mercredi sur RTL la ministre de l'Ecologie Elisabeth Borne. « On a un travail qui est en cours, et qui fera l'objet d'une concertation très prochainement, sur la façon dont on protège mieux les riverains sur les épandages de pesticides ».

Le maire de Langouët a reçu le soutien de centaines de personnes massées devant le tribunal.