"Macron, répond-nous !" : la FNSEA appelle à une nouvelle journée de manifestation

Obtenir de la part d'Emmanuel Macron "des réponses" : c'est le souhait de la FNSEA et des JA, qui appellent à une nouvelle journée d'actions mardi 22 octobre devant les préfectures.

Les agriculteurs de la "quasi-totalité des départements vont aller devant les préfectures de départements pour faire une opération de bâchage des préfectures, en disant : Macron, répond-nous", a déclaré à l'AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA.

Lors de la dernière mobilisation nationale, le 8 octobre dernier, le syndicat majoritaire avait revendiqué quelque 10.000 agriculteurs et 6.000 tracteurs sur les routes de France. But de l'opération : "à nouveau envoyer un message fort au président de la République, pour avoir des réponses de sa part sur les sujets que nous portons depuis le début", a déclaré M. Despey. Parmi ces préoccupations : "l'agri-bashing" ou la "déconsidération" du monde agricole ou de ces pratiques. Jérôme Despey a énuméré les "intrusions" des militants antispécistes dans les élevages, "la pression sur les phytosanitaires" avec les Zones de non-traitement (ZNT) de pesticides... Il a également évoqué les "surtranspositions" de réglementation européenne, ainsi que les accords de libre-échange comme le Ceta (accord UE-Canada), auxquels ils sont "totalement opposés".

Hasard du calendrier, lors d'un bilan de la loi Alimentation sensée rééquilibrer les relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a reconnu ce matin que "le compte n'y était pas s'agissant de la rémunération des agriculteurs.

Mardi, les agriculteurs n'entendent pas bloquer le pays : "le but, vraiment, c'est d'aller devant le lieu symbolique de l'Etat qu'est une préfecture pour dire : Macron, répond nous, répond à cette détresse que vivent les paysans", a appuyé Jérôme Despey.