Sécheresse : 12 départements concernés par des arrêtés interdisant l’irrigation - Pleinchamp

Sécheresse : 12 départements concernés par des arrêtés interdisant l’irrigation

Sur les 39 départements ayant pris des mesures de restrictions d’eau, 12 sont déclarés en situation de crise, interdisant localement et au cas par cas les prélèvements à des fins agricoles.

En ce lundi 6 août, et alors que alors que 67 départements sont en alerte canicule orange depuis maintenant trois jours, le ministère de la Transition écologique recense 70 arrêtés préfectoraux faisant état de mesures de restriction de l'usage de l'eau. Ils touchent 39 départements, concernés par des simples alertes de vigilance (incitation à faire des économies d'eau) sinon des alertes jaunes (réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50% ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine), des alertes oranges (réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50% ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine) ou encore des alertes rouges. Celles-ci, caractérisant des situations de crise, impliquent l'arrêt des prélèvements non prioritaires, dont font partie les prélèvements à des fins agricoles, aux côtés de l'arrosage des jardins, des espaces verts et des golfs, ainsi que le lavage des véhicules etc. Seuls sont autorisés les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité).

De l'excès à la pénurie, sans retenue...

Des 12 départements arborant des alertes rouges, la Vendée, l'Eure-et-Loir, le Lot ou encore les Deux-Sèvres figurent parmi les plus impactés, devant l'Indre-et-Loire, l'Allier ou encore les Charentes. Le détail des arrêtés à l'échelon local peut être consulté sur une carte mise en ligne par les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture, à l'adresse suivante :  Consultation des arrêtés de restriction d'eau. En l'espace de quelques semaines, la climatologie aura retourné une situation hydrique préservée jusque-là par les intempéries hivernales et printanières. Au 1er juillet, Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indiquait que plus de la moitié des nappes phréatiques (58 %) affichaient un niveau modérément haut à très haut, contre un cinquième (20 %) affichant un niveau modérément bas à très bas. La période s'écoulant entre juin et août est une période particulièrement critique, qui voit l'agriculture concentrer 80 % des prélèvements d'eau, selon le ministère de la Transition écologique. De quoi relancer le débat sur la création de nouvelles retenues d'eau, captant les excès pour pallier les pénuries....