- Accueil
- Bovins maigres – Un nouveau point d’équilibre semble se dessiner.
Samedi 17/10/2026
Bovins maigres – Un nouveau point d’équilibre semble se dessiner.
Bovins d’embouche et d’élevage – Le commerce reste fortement, pénalisé par les conséquences de la sécheresse. Les engraisseurs ont des besoins limités, même si leur alimentation est principalement sèche. Ils profitent de volumes suffisants en provenance d’éleveurs qui décapitalisent. Les transactions restent difficiles dans le secteur maigre avec de très gros écarts de valorisation entre les races et les poids proposés. Les animaux lourds, proches de la fin, souffrent de l’accalmie sur le marché de la viande. Le cheptel convenable plus léger à prolonger sur l’hiver peine à trouver preneur, malgré le retour de la pluie. De nombreux animaux prennent le chemin des abattoirs s’ils ont un peu de poids.
Broutards – Après des semaines de forte déflation, un nouveau point d’équilibre semble se dessiner dans les mâles lourds pour l’export. Même si les stocks sont limités, les tarifs sont attractifs pour des productions réorientées vers une alimentation sèche. Quelques bateaux en partance d’Espagne vers le Moyen-Orient sont en préparation et vont libérer de la place sur le marché. Les prix des Charolais de plus de 350kg se situent entre 4,30 et 4,40€. Le marché du Limousin se tient également un peu mieux cette semaine, face à un recul de l’offre. La pluie de ces derniers jours et des prairies enfin vertes y sont peut-être pour quelque chose du moins dans la tête des éleveurs. Sur le marché intérieur, la demande reste contingentée par les capacités de nourrissage. La demande n’est pas nulle, mais réduite, face à une offre souvent hétérogène. Certains opérateurs cherchent malgré tout à repousser des jeunes animaux avec une alimentation sèche, pour avec des animaux à proposer à la vente dans quelques mois. Le commerce est laborieux pour toute la moyenne marchandise, notamment dans les croisés légers.
Dans les femelles, le flux commercial est moins actif avec des opérateurs qui maintiennent la pression sur des prix.
Avis d’expert :
Bovins maigres +18 mois : Les niveaux de prix sont bas et vont intéresser les engraisseurs qui travaillent à l’aliment. Pas de sursis pour le bétail à prolonger sur l’hiver.
Broutards : Le flux à l’export restera soutenu, pour des tarifs qui devraient se stabiliser.

