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Samedi 07/03/2026

Bovins viande – Le commerce reste très fluide en laitières.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie – Les ventes de ce début de mois dans les magasins sont assez favorables avec une communication sur la viande bovine française, qui a été renforcée lors du salon de l’agriculture. Ce dernier a également permis le rapprochement ou le renforcement de certaines structures RHF vers un approvisionnement en viande française (Métro, les Crous universitaires…). Le décalage entre le recul de la consommation et une production qui s’érode rapidement fait que l’on veuille ou non, un appel d’air pour l’import même si les écarts de prix sont beaucoup moins attractifs.

Le plus gros problème est la répercussion des hausses à la production sur le panier de la ménagère, et l’acceptabilité de ces prix.

Sur les marchés ou en livraison directe dans les abattoirs, l’offre est insuffisante pour couvrir une demande qui se rétracte après le réapprovisionnement des magasins avec la fin des vacances d’hiver. Les abatteurs sont dans une position très inconfortable et peinent à maîtriser les prix sur un marché de libre-échange. Le commerce reste fluide avec des tarifs qui se stabilisent après les hausses de ces dernières semaines dans les bonnes femelles Parthenaises, Blondes d’Aquitaine, Limousines, Aubracs ou Charolaises. Dans les Charolaises et les autres races allaitantes R de conformation, l’équilibre offre/demande est également favorable à la reconduction des prix.

Réformes laitières – Le niveau de la demande en viande transformée se renforce sur ce début de mois, alors que les volumes de vaches restent bas. L’import reste indispensable, mais n’influe plus sur les prix.

Les volumes traités par les abattoirs sont faibles, avec une concurrence toujours très forte dans les campagnes, même si chacun cherche au maximum à sécuriser ses approvisionnements. Les abatteurs qui sont adossés à des groupes de distribution ou les gros opérateurs ont fait passer des hausses dans le secteur aval pour absorber la forte inflation des prix dans les fermes. La hausse perdure dans les vaches Prim’Holsteins, Normandes ou Montbéliardes. Le manque de minerai se traduit par une très forte demande dans les taureaux de réformes.

Jeunes bovins – L’activité commerciale est plus calme, avec un commerce moins soutenu vers l’Italie ou sur la Grèce avec le carême orthodoxe qui se déroule du 23 février au 3 avril. Le non-renouvellement du contrat vers la Turquie est également un frein à la demande. La couverture de la demande est un peu plus facile pour les abatteurs, qui en profitent pour stabiliser les prix (voire appliquer quelques baisses) après l’inflation de ces dernières semaines. Le marché reste néanmoins porteur, au regard des tarifs pratiqués chez nos voisins européens.

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : La faiblesse des commandes et les stocks qui se sont accumulés dans les abattoirs vont conduire les acheteurs à resserrer les prix, s’ils le peuvent.

Bovins de races laitières : Les industriels semblent décidés à stabiliser le prix des réformes laitières malgré les faibles disponibilités.

Jeunes bovins : Le commerce sera calme avec une baisse limitée des prix.

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