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Samedi 10/10/2026
Bovins viande – Le marché de la viande est encombré de vaches maigres
Bovins de boucherie – En ce mois d’octobre où les taxes automnales tombent, les entreprises ajustent leur activité à une demande qui n’a pas encore muté vers une consommation hivernale. Les aloyaux et les pièces qui composent les globes se vendent avec plus de difficulté avec des promotions qui réapparaissent dans les grandes enseignes. Les troubles sociaux et les manifestations ne sont pas favorables au commerce. L’instabilité politique non plus. Mais ce qui freine le plus les ménages, reste le pouvoir d’achat.
Sur les marchés, l’activité commerciale est très calme, et si la modestie de l’offre permet un maintien des prix à des niveaux convenables dans le domaine des femelles Blondes d’Aquitaine, Parthenaises, Limousines et les Charolaises de qualité bouchère, une tendance plus lourde commence à prendre forme dans les Charolaises ou croisées de milieux de gamme avec des tarifs qui plafonnent. Le tri est plus sévère dans le bétail d’entrée de gamme, léger et sans finition, avec des tarifs aspirés vers le bas par la baisse des laitières et le manque de besoins de minerais maigres.
Réformes laitières – Le niveau de l’offre reste largement suffisant pour couvrir la demande et permettre aux industriels de baisser les prix. Des vaches sont repoussées dans les fermes alors que les éleveurs veulent s’en débarrasser. Les stocks de minerai remontent. Les vaches Prim’holsteins, Normandes ou Montbéliardes restent orientées à la baisse avec des prix qui se rapprochent doucement des 5,00€ pour les bonnes laitières et de 3,00€ pour les mauvaises. La demande est également réduite dans les taureaux de réformes.
Jeunes bovins – Comme pour les femelles, le commerce est conforté à une faible demande. Le marché est à l’équilibre face à des sorties saisonnières qui tendent à se replier. Les tarifs se maintiennent sur la France et l’Espagne. Ils progressent sur le marché allemand et se tassent sur l’Italie avec des niveaux de prix largement au-dessus des nôtres pour une production fortement contractualisée.
Avis d’expert :
Bovins de races à viande : Les bonnes femelles finies devraient se maintenir, mais une tension se dessine sur les animaux plus standard.
Bovins de races laitières : Les abatteurs vont maintenir la pression sur les vaches P1 et P2, ce qui va entraîner également les bonnes vaches à la baisse.
Jeunes bovins : La détente devra attendre une reprise de la consommation.


